Ce qu’il faut retenir de la fashion week parisienne printemps-été 2018 !

La semaine de la mode la plus attendue de l’année vient de toucher à sa fin avec le défilé Louis Vuitton qui s’est déroulé hier au musée du Louvres. Cette saison estivale 2018 s’annonce à la fois riche en style et en glamour avec des collections qui n’ont pas laissé indifférent. Cuir, épaules carrées ou bouffantes chez Saint Laurent par Anthony Vaccarello VS salopettes couture et vestes frangées chez Balmain par Olivier Rousteing, les couturiers n’ont une fois de plus pas déçus. Les stars Hollywoodiennes étaient bien évidemment au rendez-vous. Nous avons assisté à plusieurs temps forts, on vous raconte…

  • Le set SAINT LAURENT

C’est sans aucun doute à Saint Laurent que la palme revient cette saison, avec sa merveilleuse idée de s’emparer du Trocadéro pour y faire défiler ses créations.

Une dame de fer scintillante en arrière plan pour habiller le podium en plein air, que dire ? POW ! Une maison ne pouvait pas rêver mieux pour lancer la fashion week parisienne. Magique !

L’actrice Robin Wright (Wonder Woman), le chanteur Lenny Kravitz, les tops Kate Moss, Naomi Campbell, Farida Khelfa et Amber Valetta ainsi que les comédiennes Catherine Deneuve, Charlotte Gainsbourg, Chloe Sevigny et Lou Doillon ont fait le déplacement. Rien que ça !

Bien que spectaculaire, l’Oasis chez Chanel n’a a pas pu rivaliser avec la tour Eiffel vêtue de ses plus belles lumières. La maison Dior a proposé un défilé miroir, un peu comme si l’on se retrouvait dans une caverne des glaces, plutôt intéressant. Un éclat que l’on a pu retrouver chez Moncler « Gamme rouge » dont les boules à facettes disco ont davantage brillé que la collection. Oups !

  • Le premier rang BALMAIN

Si Saint Laurent a agité les photographes avec son premier rang, Balmain les a quant à lui surexcités. Pour cause, Olivier Rousteing et ses VS angels ( Natalia Vodianova, Alessandra Ambrosio, Jourdan Dunn, Cindy Bruna, Karolina Kurkova, Sara Sampaio etc.) ont attiré les célébrités les plus médiatisées du moment. Que ce soit les joueurs de football du PSG Neymar jr. et Daniel Alves, l’iconique Pamela Anderson, le chanteur M Pokora, Anna Wintour ou la top modèle des années 90 Claudia Schiffer, les flashs n’ont cessé de nous éblouir avant la présentation de la superbe collection ( voir notre video ici).

  • La basket flashback Louis Vuitton

Entre futurisme et retour vers les 90’s, la nouvelle basket Vuitton va faire un malheur. Rappelez-vous la folie autour des « No Box » entre 1990-1995, les filles en portaient toutes. C’est reparti pour un tour !

La basket Louis Vuitton printemps été 2018

  • Le chapeau oversize Jacquemus

Ou comment faire une entrée remarquée sur la plage à Saint-Trop’ ? Ce chapeau est le must-have des fashionistas exubérantes et libérées qui veulent faire sensation l’été prochain ! On adore.

Le chapeau printemps été 2018 par Jacquemus

  • Le collier à double frange Elie Saab

Repéré au détour d’une collection inspirée de l’Amazonie, ce collier est une merveille. Imposant mais chic, il viendra parer les décolletés les plus osés avec délicatesse et dynamisme.

Collier Elie Saab collection printemps été 2018 #PFW

  • Le t-shirt Louis Vuitton

Quand le créateur Nicolas Ghesquière fait un clin d’œil a son pote Millie Bobby Brown, star de la série Stranger Things, dont la saison 2 est attendue avec impatience, cela donne lieu à un t-shirt tribute façon fan-art qui va vite devenir collector.

LOUIS VUITTON X STRANGER THINGS

  • Les souliers ISABEL MARANT

La créatrice Isabel Marant propose des sandales originales qui se prêteront à toutes les occasions. Pour le soir, elle en orne quelques-unes de strass de façon à briller un peu plus mais toujours avec simplicité.

NB : A noter, la paire de mules homme en cuir d’ores et déjà très appréciée par la gente masculine.

Cela dit, si vous vous sentez d’humeur espiègle et affirmée, les cuissardes en PVC façon bottes de pluie  chez Chanel devraient également vous séduire.

Cuissardes Chanel printemps été 2018

Pour les plus classiques, les chaussures façon chaussons de ville Rochas en satin sont à prendre en compte.

rochas

  • Les sœurs Hadid, grandes absentes

Si les noms de mannequins tels que Charlee Fraser, Mckenna Hellam, Kaia Gerber ( la fille de Cindy Crawford) ou Lea Julian ont été cités dans la presse, car elles ont le plus défilé cette saison, c’est avec regret que nous n’avons pas retrouvé Gigi et Bella Hadid sur les catwalks. Leur présence aux fashion weeks new-yorkaise et milanaise, ne présageait pas cette soudaine absence. D’autant plus que Gigi Hadid faisait une apparition parisienne à la soirée Messika pour sa collaboration avec la marque de bijoux. Kendall Jenner a déserté également cette saison. Qué pasa ???  Rendez-nous nos Top !

  • Le final le plus fun : THOM BROWNE

Bien que la créatrice Andra Dumitrascu ait présenté son travail sur le quai du métro parisien, ce qui en soi, est une prestation très audacieuse, c’est le créateur américain Thom Browne qui s’offre la clôture de show la plus inattendue.

En effet, c’est une licorne géante guidée et animée par trois mannequins qui a mis fin à sa collection, le tout sur un fond de « partir là-bas », musique originale de « La petite sirène » de Disney. Un côté féérique que l’on aurait penser trouver davantage sur les collections haute-couture.

  • La soirée où il fallait être vu : La CR fashion book x Circoloco au Yoyo

Au-delà d’avoir un magazine qui porte son nom, Carine Roitfeld est l’amie des stars. Alors, forcément lorsque celle que l’on nomme « la queen » organise une soirée ultra privée c’est tout le show-business qui se bouscule à l’entrée. On y était !

Le gratin de la mode, du cinéma et de la musique s’est réunit dans les dessous du Palais de Tokyo pour célébrer la #CR1999 party en collaboration avec Maybelline et Circoloco (voir notre vidéo ici) .

On a pu y croiser l’acteur Leonardo Dicaprio caché sous sa casquette des Yankees, le chanteur Robin Thicke, l’ex chanteuse des Black Eyed Peas Fergie mais aussi Olivia Culpo, Jesse Metcalfe (Desperate Housewives), Olivier Rousteing, Met & Marcus, Ellen Von Unwerth, Jasmine Sanders, Jordan Barrett, les anges de Victoria’s Secret ( Shanina Shaik, Doutzen Kroes (adorables), Izabel Goulart, Karlie Kloss, Joan Smalls, Jasmine Tookes, Taylor Hill, Barbara Palvin, Cindy Bruna etc.) pour ne citer qu’eux. Difficile pour Vogue magazine de rivaliser le lendemain soir avec sa disco party au Petit palais.

  • Le dîner le plus select : LOUIS VUITTON au RITZ

Le 2 octobre dernier, Louis Vuitton inaugurait sa nouvelle boutique place Vendôme à Paris. Pour l’occasion, un parterre de stars s’est donné rendez-vous dans cette maison imaginée par l’architecte américain Peter Marino.

Mais c’est à quelques pas, dans les salons du Ritz que les célébrités se sont retrouvées en très petit comité autour d’un dîner gastronomique auquel nous avons pu assister ( voir la vidéo ici).

Nous y avons croisé les égéries de la maison de couture parmi les rédacteurs en chef mode. Ont répondu présentes, les actrices Cate Blanchett, Julianne Moore, Léa Seydoux, Jennifer Connelly, Ruth Negga, Michelle Williams, Raffey Cassidy, Laura Harrier, Catherine Deneuve et Alicia Vikander. Mais aussi le comédien Jaden Smith, l’animatrice Florence Ferrari, le producteur Mark Ronson, les photographes Patrick Demarchelier et Ellen Von Unwerth ou encore le tout frais rédac’ chef du Vogue British Edward Enninful.

On a vu : La journaliste mode Suzy Menkès se réfugier dans un coin pour mieux capter la wifi et poster ses vidéos de défilés (pas facile !). Emmanuelle Alt esquiver gentiment Carine Roitfeld pour ne pas lui faire la bise (pas bien !). Babeth Djian quitter le dîner la première (pas le temps !).

Les prestigieux convives ont été ensuite invités à rejoindre le club Le Vendôme où Will Smith donnait un concert privé. Rejoint par ses deux fils, Trey & Jaden, sur scène il a entonné sa célèbre reprise de « Just the two of us » (moment !).

Mais c’est avec Michelle Williams et sa BFF Busy Phillips que nous nous sommes le plus amusés sur la piste sur les tubes des Destiny’s child mixés par Dj Jazzy Jeff.

 

 

EXCLU GuysAndPeople : Lisa Rinna : “Je vais sortir ma collection de rouge à lèvres”

Lisa Rinna, la star de « The Real Housewives of Beverly Hills », a accordé une interview exclusive à GuysAndPeople dans le cadre du lancement de sa marque de prêt-à-porter féminin chez QVC France, la chaîne de télé-achat numéro un dans le monde. Belle, ambitieuse et décidée à faire de sa passion, la mode, un business international, l’actrice américaine s’est confiée librement sur ses projets, sa famille et sa collection…

ITW Lisa Rinna exclu GuysAndPeople G&P : C’est la première fois que l’on entend parler de votre ligne de vêtements pour femmes en France, pourquoi avoir décidé de lancer votre marque ?

Lisa Rinna : J’ai lancé ma marque aux États-Unis en 2012, je fête donc en 2017 le cinquième anniversaire de « The Lisa Rinna collection ». J’avais deux boutiques à Los Angeles nommées Belle Gray (les deuxième prénom de ses deux filles) . Elles ont dû fermer leurs portes mais j’avais toujours souhaité lancer une collection pour les femmes de toutes les tailles. Ceci est devenu possible grâce à QVC la même année.

Les boutiques Belle Gray ont fermé leurs portes en 2012G& P : Quel est le style de votre collection ? Est-ce du « casual », du « trendy » ou du haut de gamme ?

Lisa Rinna : C’est du « cosy comfy california chic »  (traduisez des vêtements cool, confortables au  style chic californien).

G& P : Vous dessinez les looks, les modèles ?

Lisa Rinna : Oui, je travaille avec une équipe de designers très restreinte. Je tire mon inspiration de toutes les places où je vais. Je fais beaucoup de shopping, je vais dans des magasins vintages, on regarde ensemble ce qu’il y a dans mon dressing et on s’inspire du mélange de tout cela. On prend des photos, on dessine en prenant en compte les matières que j’apprécie, c’est une collaboration qui fonctionne.

G&P : De quelle manière votre griffe se différencie des autres collections et marques de célébrités actuellement sur le marché ?

Lisa Rinna : C’est une question intéressante. Comme mes collections s’orientent sur la vibe « cosy comfy california chic » ça la rend différente d’entrée de jeu. Nous sommes peu sur ce créneau, c’est un mélange de confort et d’élégance. Elle est différente également car j’utilise des matières très douces mais faciles à porter. On peut se sentir confortable tout en étant chic. J’ai géré deux boutiques durant 10 ans, j’ai rencontré des milliers de clientes, lesquelles on a essayé de conseiller au mieux. Je sais ce que cela signifie de gérer une boutique de fond en comble.  J’ai géré et formé une équipe de sept personnes et je sais aussi ce que ça coûte (rires), donc j’ai les pieds sur terre concernant l’élaboration de mes pièces. Je sais ce que j’aime et j’aimerais le partager avec toutes les femmes. Des vêtements dans lesquels elles pourraient se sentir vraiment bien.

G&P : Comment définiriez vous la femme type qui porte votre collection ?

Lisa Rinna : Des femmes de tous les âges premièrement, par exemple, mes filles sont adolescentes et elles portent les vêtements de ma marque. Et d’un autre côté, ma mère qui a fête ses 89 ans la semaine dernière porte également mes créations. Il y a un véritable écart d’âge entre les femmes qui portent ma marque. Je pensais avoir principalement des clientes âgées de 30 à 60 ans mais mes collections sont très universelles et étant donné que toutes les tailles sont disponibles j’ai un public plus large. Et j’adore ça !

G&P : Prenez-vous cette aventure mode au sérieux ou est-ce juste une envie du moment dans votre carrière ? Etes-vous sur une ambition à la Victoria Beckham ou est-ce juste pour l’amour de la mode et de partager votre style avec les femmes ?

Lisa Rinna : C’est juste une combinaison de tout ce que j’adore. Sans prétention, tout ce que j’ai aimé et ai développé a rencontré beaucoup de succès. Honnêtement, lorsque vous aimez faire une chose, que vous êtes passionnée par celle-ci et que votre travail finit par plaire aux gens c’est juste fun. Je pense que c’est le rêve de toute personne. Et au-delà de ce fait, cette aventure me tient à cœur car c’est une affaire de famille. Mon mari (l’acteur Harry Hamlin) est très impliqué dans ce business, il aide également sur le design de mes collections, et gère tous les aspects financiers, c’est l’homme de la situation. Lorsque nous avions nos boutiques, c’est lui qui les avaient construites de ses mains. Il s’agit donc d’un réel projet qui a plus de 15 ans aujourd’hui, je ne surfe pas sur la tendance.

 G&P : Vous êtes une vraie fashion victim, via Instagram on a pu découvrir votre goût pour les grands créateurs tels que Dolce & Gabbana, avez-vous un créateur français que vous affectionnez particulièrement ?

Lisa Rinna : Je suis une vraie fashion victim (rires), j’adore la mode. Je n’ai pas de favori, car la mode change et mes goûts aussi. Mais je suis une fan inconditionnelle de Saint Laurent, Givenchy, Dior et Louis Vuitton qui sont mes préférés à Paris.

Lisa Rinna, Delilah Hamlin et Amelia Hamlin en Dolce & GabbanaG&P : Au-delà de votre collection, vos filles Delilah Belle et Amelia Gray connaissent actuellement un coup de projecteur dans le monde de la mode, êtes-vous êtes en passe de devenir une momager comme Kris Jenner ou davantage une Yolanda Hadid dans l’ombre, spectatrice du succès de ses enfants ?

Lisa Rinna : Je suis les deux (rires) mais définitivement en train de devenir une momager. Car  lorsque vous avez des adolescentes vous êtes obligée de surveiller ce genre de choses de près. Amelia vient d’avoir seize ans et elle vient d’être signée chez IMG models. Elle a besoin de supervision. Delilah a fêté ses dix-neuf ans, et ce sont encore des bébés. Elles ont besoin de leur mère pour tout encadrer et contrôler. Mais elles sont aussi des jeunes filles très fortes qui savent ce qu’elles veulent. Je tiens à souligner que le mannequinat est leur passion pas la mienne. Le mannequinat n’est pas une profession que je veux qu’elles suivent mais une profession qu’elles veulent suivre. Je suis juste là pour surveiller que tout se passe bien et leur éviter tout stress inutile.

G&P : Vous savez que le monde de la mode peut-être très dur, vous ne pourrez pas toujours leur tenir la main…

Lisa Rinna : Je sais que c’est un business très rude, je le sais car j’en ai fait partie. Le milieu de la mode et celui d’Hollywood sont très similaires. Le rejet y est très important et ça ne dure pas très longtemps. Moi et mon mari, avons évolué dans ces milieux depuis un certain temps, nous sommes donc a priori capables de les mettre en garde de certaines choses qui peuvent arrivées dans ce business. Je pense qu’il faut beaucoup prier et les sensibiliser à ce dans quoi elles mettent les pieds. La réalité de ce métier au-delà des paillettes et des couvertures de magazines. C’est une toute petite fenêtre pour elles, Delilah est une chanteuse donc j’espère qu’elle l’utilisera pour montrer ce qu’elle sait faire et percer  dans la musique. Pour ma part, je pense que pour réussir dans ces domaines, elles doivent aller au-delà de leur apparence. Toutes deux savent dessiner, elles ont du style et plusieurs talents. J’espère qu’elles prendront cette expérience dans le mannequinat pour la développer dans un projet plus grand et plus solide dans la durée. Elles sont jeunes mais travaillent dur donc je les applaudis et les soutiens dans tout ce qu’elles entreprennent.

G&P : Elles sont les deux nouvelles « sœurs » dont tout le monde parle…

Lisa Rinna : Vous savez les médias parlent des « sœurs », de leur comptes Instagram, de la tv réalité où elles apparaissent. On les compare à Gigi et Bella Hadid mais aussi à Kendall et Kylie Jenner. Je pense que c’est le moule du moment, rien a été calculé, c’est juste le bon moment pour être mannequin.

G&P : En France, vous êtes connue principalement pour avoir interprété le rôle de Taylor McBride dans la série Melrose Place mais aussi pour votre plastique et vos célèbres lèvres. Avez-vous exploité cette particularité sur vos collections ? Retrouve-t-on votre bouche en motifs sur certains modèles ?

Lisa Rinna : Super question, intéressant (rires). Je n’ai encore jamais créé de modèles avec mes lèvres sur les collections passées mais maintenant que vous le soulignez j’adore l’idée. Rien que pour GuysAndPeople et en exclusivité mondiale, je peux vous dire que je vais sortir ma collection de rouge à lèvres aux États-Unis qui sera lancé dans les trois à six prochains mois et ce sera mon nouveau défi !

Lisa Rinna dans le rôle de Taylor McBride dans la série Melrose Place diffusée sur TF1Toute reproduction interdite sans la mention guysandpeople.fr

Remerciements à Djamila Hazene-Kedjem chez QVC France et Marie Antoinette RP

Interview Mouna Ayoub : « Pour moi un bouton est plus important qu’un homme ! »

GuysAndPeople a rencontré Mouna Ayoub, célèbre femme d’affaires et collectionneuse de pièces Haute-Couture, à l’occasion de la vente aux enchères qu’elle organise pour clôturer la ‘fashion week’ (voir notre article : Mouna Ayoub met ses trésors aux enchères). La jet-setteuse qui vit entre New-York et Monaco, s’est confiée sur ses coups de cœur mode actuels et nous a livré quelques anecdotes sur certaines créations qu’elle va céder dans le cadre de son mécénat.

Mouna Ayoub a déjà vendu plusieurs de ses précieux biens au profit de causes qu’elle soutient comme pour l’Atelier des enfants du Centre Pompidou en 2002.

 C’est au sein d’un hôtel particulier situé dans le 8ème arrondissement avenue Hoche, que Mouna Ayoub nous reçoit. La mécène nous raconte l’histoire d’une partie de sa garde-robe qu’elle va mettre aux enchères pour venir en aide à deux secteurs qu’elle affectionne depuis toujours, la mode et le cinéma. Celle à qui il est arrivé d’acheter des collections haute-couture entières sans même les essayer, se livre à nous sans langue de bois…

G&P : Bonjour Mouna, pouvez-vous nous parler de cet ensemble multicolores assez atypique ?Versace before after - Mouna AyoubMouna Ayoub : « C’est un ensemble signé Gianni Versace pour sa collection printemps-été 1991. Pour moi cet ensemble représente Andy Warhol. J’adore James Dean, et Marylin Monroe était une actrice douée et amusante. Gianni Versace était une chance pour moi, tellement talentueux. Bien que j’ai demandé qu’il me crée un legging assorti à l’ensemble pour couvrir mes jambes, mon ex-mari saoudien, trouvait cette tenue inappropriée. J’ai fini par ne jamais la porter. Cet ensemble était exposé dans mon salon chez moi, tel un tableau. Le sac, avec ses superbes poignets, n’a jamais été utilisé non plus ».

G&P : Vous exposiez vos acquisitions dans votre salon ?

Mouna Ayoub : « (rires) Oui chez moi à Neuilly, 300 mannequins se tenaient dans mon salon. Je m’amusais à changer les robes sur les mannequins, c’était un peu comme mes poupées. Et puis j’alternais, un mois je faisais tout Chanel, l’autre Yves Saint Laurent ou Jean-Paul Gaultier. En fait, j’habillais mes poupées comme si elles étaient moi, car je n’avais pas le droit à l’époque de m’habiller comme bon me semblait. Chez moi, ça sentait fort le naphtaline, (le naphtaline est souvent utilisé comme anti-mites, ndlr) pour protéger mes robes. Ma santé peut en pâtir mais tant que mes robes sont sauvées, ça me va (rires) ».

G&P : Il y a beaucoup de pièces signées Chanel dans votre collection, Karl Lagerfeld est-il votre designer favori ?

Mouna Ayoub : « J’aime tout ce qui est beau et créatif. Naturellement Karl Lagerfeld a une abondance, une fontaine d’idées. La silhouette de la maison Chanel s’adapte parfaitement à la mienne. Et il faut dire que l’«after-sales service» chez Chanel est formidable. Je suis très perfectionniste et je m’offense pour le manque d’un bouton. Dernièrement il manquait un bouton sur l’une de mes tenues de ma collection, et ils ont tout fait pour me le retrouver. Vous voyez pourquoi je ne me remarierai jamais, pour moi un bouton est plus important qu’un homme (rires) ».

G&P : Après avoir soutenu plusieurs célèbres maisons de couture, que pensez-vous de la jeune pousse ?

Mouna Ayoub : « D’abord, je continuerai à soutenir les anciens aux mains de nouveaux couturiers. J’aime la maison Dior, aujourd’hui encore elle propose une grande variété de robes et de sacs. Dernièrement j’ai acheté trois robes créées par Raf Simons. Cette saison je vais assister au défilé d’Alexis Mabille pour découvrir son travail. J’ai repéré des choses intéressantes chez Maxime Simoëns mais il va falloir adapter certaines créations car c’est très court et je suis très vieille (rires). Je trouve ça bien que les maisons de couture prestigieuses telle que Balmain fasse confiance aux jeunes. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé les deux dernières collections d’Olivier Rousteing. Les grands couturiers actuels ne sont pas éternels, ils seront remplacés par les nouveaux talents comme Mabille ou Simoëns et il faut des clientes comme moi pour les encourager ».

G&P : Que pensez-vous du retour de John Galliano chez Margiela ?

Mouna Ayoub : « J’ai assisté au tout premier défilé de Galliano. Aujourd’hui sa dernière collection me laisse perplexe. J’avoue ne pas avoir très bien compris cette collection. Mise à part dans les manteaux magnifiques, je n’ai pas retrouvé Galliano dans les créations. Le début de la collection, était décevant ».

Mouna Ayoub face à une création Haute Couture John Galliano qu'elle va vendre aux enchèresG&P : Le créateur qui ne vous déçoit jamais ?

Mouna Ayoub : « Karl Lagerfeld ».

G&P : Celui qui vous surprend toujours ?

Mouna Ayoub : « Jean-Paul Gaultier ».

G&P : Celui que vous regrettez ?

Mouna Ayoub : « Yves Saint Laurent, je l’admirais ».

G&P : Le créateur des créateurs ?

Mouna Ayoub : « Sans aucun doute, John Galliano était mon créateur fétiche lorsqu’il travaillait chez Dior ».

G&P : Versace de nos jours, vous en pensez quoi ?

Mouna Ayoub : « Aujourd’hui, ils se sont concentrés sur une seule génération de clientes, que je ne citerai pas. C’est dommage ».

G&P : Valentino est toujours dans la course…

Mouna Ayoub : « Est-ce vraiment lui qui dessine aujourd’hui? Moi c’est le créateur qui m’intéresse et non sa griffe ».

G&P : Vous êtes d’origine libanaise, que pensez-vous des créateurs libanais qui ont le vent en poupe sur les tapis rouges hollywoodiens ?

Mouna Ayoub : « Il y a de belles choses mais bien trop de broderies. Ils habillent les princesses arabes mais tout le monde n’est pas une princesse des mille et une nuits. Nous aimons la coupe, la taille, le tafta, la soie, nous voulons voir le tissu au sens noble du terme, et non un tissu recouvert de paillettes. On ne peut pas supporter une collection entièrement brodée. Je ne suis pas venue voir une collection Swarovski (rires). La haute-couture ce n’est pas de la broderie, c’est une coupe, une silhouette, et je le répète, un tissu. J’irai quand même voir Elie Saab cette saison et on verra bien… ».

G&P : La Haute-Couture d’aujourd’hui plus forte que celle de demain ?

Mouna Ayoub : « Ce qui m’inquiète c’est que les petites mains vieillissent. Chanel est l’une des rares maisons à les renouveler, à en former de nouvelles. Je crains qu’il n’y ait pas de renouvellement des petites mains. Le travail des petites mains est plus important que les créations elles-mêmes. C’est grâce à elles qu’un vêtement ne va pas vieillir rapidement. Aujourd’hui il doit me rester environ 1500 pièces haute-couture et je continue d’acheter car je suis une collectionneuse, une collectionneuse de créations de qualité, de créations faites par ces petites mains ».

Mouna Ayoub face au sac vert CHANEL conçu par les ateliers d'art de France.

Vente aux enchères de 3000 pièces de la garde-robe personnelle de Mouna Ayoub, du 30 janvier au 2 février 2015 inclus à l’hôtel des ventes Cornette de Saint Cyr, 6 avenue Hoche, Paris 8ème.

Toute reproduction interdite sans la mention Guysandpeople.fr

Défilé Saint Laurent : Style rétro et lumières disco !

Le créateur Hedi Slimane nous attendait dans la soirée du 29 septembre pour présenter sa collection prêt-à-porter printemps-été 2015 au Carreau du Temple, dans le 3ème arrondissement de Paris. Un défilé très attendu où beaucoup ont fait le déplacement. On vous raconte…

Il y a foule à l’entrée, l’invitation sous-entend bien que le spectacle sera de taille, on peut lire la note suivante en dernière page « It’s going to be a good night… », ça promet ! Le suspens est à son comble, tous veulent découvrir ce que prépare le célèbre designer.

Une fois la porte franchie, on découvre alors une superbe scénographie. Un assemblage d’immenses barres métalliques sur lesquelles se reflètent, tel un miroir, des lumières chaudes façon disco. La couleur est annoncée, le show peut commencer…

Cette saison, Hedi Slimane a proposé des tenues dynamiques très rétro années 60-70, avec des robes courtes et sexy, shorts en cuir, jupes courtes imprimées mais aussi et toujours de la brillance pour les virées nocturnes de mesdames et mesdemoiselles.

Les silhouettes sont très féminines avec au programme, décolletés plongeants, fourrures, et autres robes à sequins. Côté accessoire, les chapeaux sont noirs, verts, rouges ou même violets. Ils sont assortis à de fins foulards noués de manière asymétrique autour du cou. Les classiques de chez Saint Laurent sont toujours de la partie, comme la petite robe noire et la pochette à chaîne dorée, les sandales à plateformes mais aussi les classiques du créateur avec les petites vestes étriquées et le cuir décliné en blouson et perfecto.

Cara DelavingneLes célèbres lolitas telles que le mannequin Cara Delavingne, ont défilé sur le catwalk sur une chanson originale de la chanteuse Aleide, composée spécialement pour Saint Laurent : « 1,2,3 »… oh la la ! Laquelle met bien du temps à sortir de votre tête…

Défilé Saint Laurent (7)Bon nombre de célébrités sont venues soutenir le créateur dont la madone de la maison, l’actrice Catherine Deneuve, laquelle a soulevé sa rock-attitude avec son weed t-shirt.

On a pu croiser le chanteur Lenny Kravitz et ses bottines dorées, les comédiennes Emmanuelle Seigner, Lou Doillon et Salma Hayek aux côtés de son cher et tendre mari Francois-Henri Pinault. Tous étaient ravis d’avoir assisté à ce show qui rendait hommage aussi bien à la mode qu’à l’art contemporain dans son ensemble.

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