Ce qu’il faut retenir de la fashion week parisienne printemps-été 2018 !

La semaine de la mode la plus attendue de l’année vient de toucher à sa fin avec le défilé Louis Vuitton qui s’est déroulé hier au musée du Louvres. Cette saison estivale 2018 s’annonce à la fois riche en style et en glamour avec des collections qui n’ont pas laissé indifférent. Cuir, épaules carrées ou bouffantes chez Saint Laurent par Anthony Vaccarello VS salopettes couture et vestes frangées chez Balmain par Olivier Rousteing, les couturiers n’ont une fois de plus pas déçus. Les stars Hollywoodiennes étaient bien évidemment au rendez-vous. Nous avons assisté à plusieurs temps forts, on vous raconte…

  • Le set SAINT LAURENT

C’est sans aucun doute à Saint Laurent que la palme revient cette saison, avec sa merveilleuse idée de s’emparer du Trocadéro pour y faire défiler ses créations.

Une dame de fer scintillante en arrière plan pour habiller le podium en plein air, que dire ? POW ! Une maison ne pouvait pas rêver mieux pour lancer la fashion week parisienne. Magique !

L’actrice Robin Wright (Wonder Woman), le chanteur Lenny Kravitz, les tops Kate Moss, Naomi Campbell, Farida Khelfa et Amber Valetta ainsi que les comédiennes Catherine Deneuve, Charlotte Gainsbourg, Chloe Sevigny et Lou Doillon ont fait le déplacement. Rien que ça !

Bien que spectaculaire, l’Oasis chez Chanel n’a a pas pu rivaliser avec la tour Eiffel vêtue de ses plus belles lumières. La maison Dior a proposé un défilé miroir, un peu comme si l’on se retrouvait dans une caverne des glaces, plutôt intéressant. Un éclat que l’on a pu retrouver chez Moncler « Gamme rouge » dont les boules à facettes disco ont davantage brillé que la collection. Oups !

  • Le premier rang BALMAIN

Si Saint Laurent a agité les photographes avec son premier rang, Balmain les a quant à lui surexcités. Pour cause, Olivier Rousteing et ses VS angels ( Natalia Vodianova, Alessandra Ambrosio, Jourdan Dunn, Cindy Bruna, Karolina Kurkova, Sara Sampaio etc.) ont attiré les célébrités les plus médiatisées du moment. Que ce soit les joueurs de football du PSG Neymar jr. et Daniel Alves, l’iconique Pamela Anderson, le chanteur M Pokora, Anna Wintour ou la top modèle des années 90 Claudia Schiffer, les flashs n’ont cessé de nous éblouir avant la présentation de la superbe collection ( voir notre video ici).

  • La basket flashback Louis Vuitton

Entre futurisme et retour vers les 90’s, la nouvelle basket Vuitton va faire un malheur. Rappelez-vous la folie autour des « No Box » entre 1990-1995, les filles en portaient toutes. C’est reparti pour un tour !

La basket Louis Vuitton printemps été 2018

  • Le chapeau oversize Jacquemus

Ou comment faire une entrée remarquée sur la plage à Saint-Trop’ ? Ce chapeau est le must-have des fashionistas exubérantes et libérées qui veulent faire sensation l’été prochain ! On adore.

Le chapeau printemps été 2018 par Jacquemus

  • Le collier à double frange Elie Saab

Repéré au détour d’une collection inspirée de l’Amazonie, ce collier est une merveille. Imposant mais chic, il viendra parer les décolletés les plus osés avec délicatesse et dynamisme.

Collier Elie Saab collection printemps été 2018 #PFW

  • Le t-shirt Louis Vuitton

Quand le créateur Nicolas Ghesquière fait un clin d’œil a son pote Millie Bobby Brown, star de la série Stranger Things, dont la saison 2 est attendue avec impatience, cela donne lieu à un t-shirt tribute façon fan-art qui va vite devenir collector.

LOUIS VUITTON X STRANGER THINGS

  • Les souliers ISABEL MARANT

La créatrice Isabel Marant propose des sandales originales qui se prêteront à toutes les occasions. Pour le soir, elle en orne quelques-unes de strass de façon à briller un peu plus mais toujours avec simplicité.

NB : A noter, la paire de mules homme en cuir d’ores et déjà très appréciée par la gente masculine.

Cela dit, si vous vous sentez d’humeur espiègle et affirmée, les cuissardes en PVC façon bottes de pluie  chez Chanel devraient également vous séduire.

Cuissardes Chanel printemps été 2018

Pour les plus classiques, les chaussures façon chaussons de ville Rochas en satin sont à prendre en compte.

rochas

  • Les sœurs Hadid, grandes absentes

Si les noms de mannequins tels que Charlee Fraser, Mckenna Hellam, Kaia Gerber ( la fille de Cindy Crawford) ou Lea Julian ont été cités dans la presse, car elles ont le plus défilé cette saison, c’est avec regret que nous n’avons pas retrouvé Gigi et Bella Hadid sur les catwalks. Leur présence aux fashion weeks new-yorkaise et milanaise, ne présageait pas cette soudaine absence. D’autant plus que Gigi Hadid faisait une apparition parisienne à la soirée Messika pour sa collaboration avec la marque de bijoux. Kendall Jenner a déserté également cette saison. Qué pasa ???  Rendez-nous nos Top !

  • Le final le plus fun : THOM BROWNE

Bien que la créatrice Andra Dumitrascu ait présenté son travail sur le quai du métro parisien, ce qui en soi, est une prestation très audacieuse, c’est le créateur américain Thom Browne qui s’offre la clôture de show la plus inattendue.

En effet, c’est une licorne géante guidée et animée par trois mannequins qui a mis fin à sa collection, le tout sur un fond de « partir là-bas », musique originale de « La petite sirène » de Disney. Un côté féérique que l’on aurait penser trouver davantage sur les collections haute-couture.

  • La soirée où il fallait être vu : La CR fashion book x Circoloco au Yoyo

Au-delà d’avoir un magazine qui porte son nom, Carine Roitfeld est l’amie des stars. Alors, forcément lorsque celle que l’on nomme « la queen » organise une soirée ultra privée c’est tout le show-business qui se bouscule à l’entrée. On y était !

Le gratin de la mode, du cinéma et de la musique s’est réunit dans les dessous du Palais de Tokyo pour célébrer la #CR1999 party en collaboration avec Maybelline et Circoloco (voir notre vidéo ici) .

On a pu y croiser l’acteur Leonardo Dicaprio caché sous sa casquette des Yankees, le chanteur Robin Thicke, l’ex chanteuse des Black Eyed Peas Fergie mais aussi Olivia Culpo, Jesse Metcalfe (Desperate Housewives), Olivier Rousteing, Met & Marcus, Ellen Von Unwerth, Jasmine Sanders, Jordan Barrett, les anges de Victoria’s Secret ( Shanina Shaik, Doutzen Kroes (adorables), Izabel Goulart, Karlie Kloss, Joan Smalls, Jasmine Tookes, Taylor Hill, Barbara Palvin, Cindy Bruna etc.) pour ne citer qu’eux. Difficile pour Vogue magazine de rivaliser le lendemain soir avec sa disco party au Petit palais.

  • Le dîner le plus select : LOUIS VUITTON au RITZ

Le 2 octobre dernier, Louis Vuitton inaugurait sa nouvelle boutique place Vendôme à Paris. Pour l’occasion, un parterre de stars s’est donné rendez-vous dans cette maison imaginée par l’architecte américain Peter Marino.

Mais c’est à quelques pas, dans les salons du Ritz que les célébrités se sont retrouvées en très petit comité autour d’un dîner gastronomique auquel nous avons pu assister ( voir la vidéo ici).

Nous y avons croisé les égéries de la maison de couture parmi les rédacteurs en chef mode. Ont répondu présentes, les actrices Cate Blanchett, Julianne Moore, Léa Seydoux, Jennifer Connelly, Ruth Negga, Michelle Williams, Raffey Cassidy, Laura Harrier, Catherine Deneuve et Alicia Vikander. Mais aussi le comédien Jaden Smith, l’animatrice Florence Ferrari, le producteur Mark Ronson, les photographes Patrick Demarchelier et Ellen Von Unwerth ou encore le tout frais rédac’ chef du Vogue British Edward Enninful.

On a vu : La journaliste mode Suzy Menkès se réfugier dans un coin pour mieux capter la wifi et poster ses vidéos de défilés (pas facile !). Emmanuelle Alt esquiver gentiment Carine Roitfeld pour ne pas lui faire la bise (pas bien !). Babeth Djian quitter le dîner la première (pas le temps !).

Les prestigieux convives ont été ensuite invités à rejoindre le club Le Vendôme où Will Smith donnait un concert privé. Rejoint par ses deux fils, Trey & Jaden, sur scène il a entonné sa célèbre reprise de « Just the two of us » (moment !).

Mais c’est avec Michelle Williams et sa BFF Busy Phillips que nous nous sommes le plus amusés sur la piste sur les tubes des Destiny’s child mixés par Dj Jazzy Jeff.

 

 

Interview Nezha Alaoui ( Maison Mayshad) : « Be who you want to be ! »

Photographe, designer lifestyle, fashion designer, Nezha Alaoui est une créatrice aux multiples facettes artistiques. Nous l’avons rencontrée en plein cœur de la fashion week parisienne dans son luxueux showroom à deux pas de la place Vendôme. L’occasion de découvrir la collection maroquinerie de luxe Maison Mayshad 2018 mais aussi l’état d’esprit hors du commun de cette jeune entrepreneure positive et « motivatrice ».

G&P : « Que signifie Mayshad » ?

Nezha Alaoui : « Il s’agit des deux premières syllabes des prénoms de mes filles. J’ai deux filles Maysoon et Shadeen. Ce sont mes premiers soutiens et mes premières fans. Lorsque j’ai voulu me lancer dans une carrière artistique, tout le monde essayait de me décourager en me conseillant de rester dans mon confort de vie sociale. J’avais développé des marques américaines que je vendais au Maroc et les affaires marchaient bien. Mais j’ai décidé de tout remettre en question pour déconstruire ma vie puis la reconstruire en devenant photographe et partir en mission pour les nations-unies. Les gens qui m’entouraient et qui m’aimaient avaient peur pour moi alors que mes enfants âgés alors de un et quatre ans sentaient mon envie et me disaient « it’s fun, do it ! » (rires) et c’est ainsi que ce qui était considéré comme « une folie » s’est concrétisé.».

G&P : L’actrice Kelly Rutherford est-elle l’égérie de votre maison ?

« J’ai envoyé un message à l’actrice Kelly Rutherford sur Instagram pour lui témoigner ma considération. J’adore son style et j’aimerais tellement lui ressembler. Ses chignons, son chic, je la trouve magnifique. Elle a été adorable avec moi, elle m’a donné son adresse où j’ai pu lui envoyer l’un de mes sacs. Elle a eu la gentillesse de le mettre en scène sur l’un de ses posts Instagram. Ce n’est pas l’égérie que j’ai engagé comme me l’aurait conseillé mon attachée de presse, je préfère les contacts directs. On m’a suggéré de contacter des agents de personnalités pour ce genre d’opérations marketing mais honnêtement la personne qui n’est pas capable d’être réceptive via des messages privés, ne m’intéresse pas pour représenter mon travail. J’ai besoin de plus de complicité avec la personne et Kelly Rutherford a été très sympa.».

G&P : Quel est le moteur de votre ambition ?

« L’humain ! Mes années en business international ne m’ont jamais appris le contact avec les gens, à encourager et gérer une équipe. C’est mon école hôtelière qui m’a beaucoup aidée. Le côté humain est très présent dans ce que l’on vous apprend dans le service. On apprend à être réactif, chaque matin on doit faire en sorte que les réservations soient pleines, on ne peut pas rester les bras croisés à attendre le lendemain. Il y a ce côté entrepreneur assez actif « time is money ». J’ai été serveuse six mois dans un hôtel à Milan et autres expériences à Londres et le fait de vivre dans différents endroits qui ouvre à une culture international.».

G&P : Vous êtes une artiste qui touche à plusieurs domaines, cela ne risque pas de semer le flou en terme d’image auprès du grand public ?

« En 2017, avec internet, on peut se former de tout, il y a tellement de métiers techniques qui nous aident à exprimer notre âme artistique que c’est difficile d’être artiste unilatéral et de se dire par exemple, je suis sculpteur, je ne fais que de la sculpture. Donc j’espère que non, je ne veux pas entrer dans une seule case et me limiter.».

G&P : Pourquoi cette ouverture vers la mode particulièrement ?

« La photo est pour moi un élément libérateur. J’ai besoin d’observer le monde, d’entrer en contact avec des cultures. Donc je suis passée par la photo pour un besoin personnel puis plus général avec ma mission pour les nations unies. J’ai passé deux ans à faire des livres sur le Maroc saharien. J’ai passé beaucoup de temps dans le désert avec les populations du désert. Le désert a une atmosphère particulière, ça vous laisse le temps de réfléchir à ce que vous voulez faire de votre vie (rires). On passe d’une vision de la vie complexe à une version très claire. J’avais un message à transmettre via mon objectif mais surtout un message que je voulais transmettre aux femmes. Car j’ai fait des choix de vie en tant que femme qui m’ont libérée. Et je pense que je peux m’adresser aux femmes via cette expression que représente la mode, le prêt-à-porter, avec un message qui dit ‘tu peux être maman, tu peux être toi-même et tu n’as pas à culpabiliser avec les codes de la société’. ‘Il faut que je me marie sinon c’est la fin du monde’, tout est possible dans la vie. Il faut construire ta vie comme elle te plait réellement et ne pas t’enfermer dans ce que ton environnement et la société te demandent. Le sac à main est le meilleur ami de la femme. Il est son allié, il ne la quitte jamais que ce soit au travail, au sport ou en mode dating. Je voulais proposer aux femmes un outil qui va les aider et qui va les accompagner dans leur vie puisqu’elles sont très courageuses et passent d’une vie à une autre dans la même journée.».

Publications, sac, Mayshad

G&P : Quel est le secret de gestion d’une vie aussi active ?

« L’organisation ! Je planifie ma vie. Avant de dormir je sais exactement ce que je vais faire le lendemain. Le dimanche je planifie ma semaine, le 1er du mois je planifie le mois qui arrive et ainsi de suite. J’ai une vision sur les six mois à venir. Je sais où je veux être dans les cinq ans à venir et c’est très important. Je dis toujours, tu as un rêve, par exemple tu es barman, tu sers des cocktails. Ton rêve est d’avoir une chaîne de bars. Quand tu es seule, tu mets en place tes idées, ton business plan, tu continues d’avancer. Tu n’as pas de sous et ton projet ne parait pas palpable mais plus tu vas le concrétiser dans la réflexion plus un jour, tu serviras peut-être un verre à une personne qui est un investisseur potentiel. Tu lui expliques ton projet et tu es prête à lui proposer ton business plan, il te met au défi de t’investir à la mesure de ton ambition et il t’engage. Des gens qui ont de l’argent dans le monde, il n’y a que ça et cherchent des gens qui ont des visions pour les aider à les mettre en place. Il ne faut pas laisser ton rêve de côté, sinon tu finiras par servir des verres toute ta vie. Tu passeras à côté de beaucoup d’opportunités car toi-même tu ne sais pas ce que tu veux.».

G&P : Et comment les choses se sont passées  pour vous, une personne a cru en votre projet et y a investi ses capitaux ?

« En ce qui concerne la maroquinerie, il y a eu une rencontre. Car pouvoir accéder aux ateliers auxquels j’ai pu accéder aux tanneries est très compliqué. C’est très verrouillé, c’est d’un snobisme total. Tu peux arriver avec ton budget et ton ambition ils n’en ont rien à faire car ils ont déjà des marchés avec les grandes marques. J’avais cette idée-là en tête et j’ai croisé sur mon chemin de vie une personne qui était producteur pour ces grandes marques et qui m’a ouvert ces réseaux là. Cette personne est un exemple des centaines d’opportunités que j’ai eu dans ma vie car j’ai toujours su ce que je voulais. Evidemment j’ai des investisseurs, j’ai un hedge fund qui finance une partie de mon affaire. Mais de la même façon, ils savent que je suis une esclave de cette boîte et que je bosse, que j’ai une vision et que je me donne à fond. Personne ne va vouloir investir sur un individu qui ne se prend pas au sérieux. Ainsi il faut croire en ta vision, et c’est ainsi que tu vas la développer et la débloquer. Rien que de vivre à Paris est une chance inouïe, je reviens de Madagascar et c’est déjà plus difficile dans les bidonvilles. Mais avec du positivisme on peut toujours se sortir de toute situation. On est tous dans la même situation au départ mais l’amélioration existe pour tous. Be who you want to be !».

La collection Maison Mayshad SS18 est disponible au sein du showroom :
“Appartement Mayshad“, 8 rue du Chevalier de Saint George 75001 Paris sur rdv.

Atelier Versace : La femme ultra sexy et déterminée !

La maison Italienne Versace a donné coup d’envoi de la semaine Haute Couture à Paris. Des pièces d’exception pour lesquelles les différents ateliers ont fourni un travail acharné afin de faire honneur à leur griffe sur le catwalk. Et Versace n’a pas déçu avec sa définition de la femme fatale…

 Donatella Versace au Défilé Haute Couture Versace printemps - été 2016

Donatella Versace au Défilé Haute Couture Versace printemps – été 2016

« Je pense que les femmes peuvent  être fortes et réaliser leurs rêves tout en étant belles et élégantes. Cette collection est destinée à toutes les femmes qui  tracent leur propre chemin. ». Le ton est donné,  c’est la femme glamour et déterminée qui est incarnée dans ce défilé printemps-été 2016 intitulé « Athletic couture ».

Tailleurs cintrés, robes courtes tantôt brodées tantôt scintillantes, longues robes drapées aux fentes vertigineuses ou encore le retour fulgurant du fuseau des années 1980, que les clientes porteront  perchées sur des talons, la collection Atelier Versace Haute Couture printemps été 2016 est originale et complète !

Les tenues sont à la fois expressives et très dynamiques. Elles dégagent beaucoup d’énergies tout en étant légères et provocantes.

Telle la méduse, symbole de la marque, la femme Versace vous captive et vous transcende. Son corps parfait est exposé aux yeux de tous au travers de matières fluides rythmées par cordes et sangles.

En effet, les ceintures ont laissé place à des cordelettes façon nœuds marins customisées de pierres Swarovski, lesquels on retrouve également sur les sublimes souliers de la collection.

Sandales à talons Versace - Défilé Haute Couture Versace printemps - été 2016La touche sexy et la transparence sont omniprésentes avec un jeu de découpe et des ouvertures sur nombre de pièces.

Robes papillons & fourreaux arachnéens…

Enfin, le blanc immaculé comme Versace l’aime tant est  marié parfois à des détails néons pour un effet tonique.

Un style très sophistiqué qui a séduit la tête pensante de Givenchy, Riccardo Tisci, présent pour encourager sa consœur et compatriote : « J’ai beaucoup aimé, j’ai adoré », nous confie-t-il.Riccardo Tisci au Défilé Haute Couture Versace printemps - été 2016Quant à la chanteuse britannique Rita Ora, elle n’aura pas attendu le défilé pour se vêtir d’une des pièces les plus « hot » de la collection. Une petite robe corail très suggestive qui tenait qu’à un fil, quasi semblable que celle présentée par le sublime ange de Victoria Secret, Joan Smalls sur le podium.

Anna Wintour, Suzy Menkes, Carine Roitfeld, Babeth Djian, Alexander Wang,  Anthony Vaccarello mais aussi le footballeur Ezequiel Lavezzi ou l’actrice Adriana Abascal ont fait le déplacement pour applaudir ces nouvelles pièces cousues mains présentées par la crème des mannequins internationaux de Gigi Hadid à Irina Shayk en passant par Rosie Huntington-Whiteley, Lara Stone et Natasha Poly.

Interview Joelle Flora : “Mieux vaut être OverDressed qu’ UnderDressed”

Guys & People est allé à la rencontre de Joelle Flora, jeune créatrice suisse qui présentait en toute intimité sa troisième collection en plein cœur de la semaine de la mode parisienne. Une collection à inspiration orientale qui saura séduire les fans de broderie, de dentelle et de strass…

Young designer Joelle Flora in Paris to present her new fashion collection.

G&P : A seulement 24 ans, vous vous lancez sur le marché périlleux de la mode, comment ça se passe ?

Joelle Flora : C’est difficile avec beaucoup d’épreuves à surmonter. Il y a énormément de travail derrière cette aventure mais c’est avec beaucoup de passion que je le fais.

Vous avez constitué une équipe solide…

Oui, je travaille avec quatre couturiers à plein temps dans mon atelier à Genève et avec une assistante qui m’aide à suivre tous mes projets.

Atelier Joelle FloraVotre grand-mère était couturière et votre grand-père marchand de tissus, c’est d’eux que provient cette passion pour la couture ?

J’ai toujours apprécié le travail de couture de ma grand-mère, laquelle exerce encore aujourd’hui, et été admirative de tous ces tissus que vendaient mon grand père aux Philippines, mais au-delà-de ça, la mode est quelque chose qui a toujours été en moi. Je ne surveillais pas leur travail de près, j’ai développé ma passion en regardant le travail des grands créateurs. Mais il est évident que le métier de ma grand-mère m’a facilité les choses.

Quel est votre parcours, vous avez intégré une école de mode ?

Non, j’ai fait une école de business management, car il y a beaucoup de gestion derrière une griffe. Mais j’ai vraiment appris sur le tas, j’ai travaillé dans l’ombre d’une couturière et appris énormément sur les différents tissus. C’est d’ailleurs un point sur lequel j’insiste beaucoup concernant ma marque, je travaille avec des tissus de grande qualité, c’est l’une des forces de ma marque.

En regardant votre collection, on constate l’omniprésence de la broderie, des sequins, des cristaux, cela nous rappelle incontestablement le travail des créateurs libanais comme Elie Saab ou Zuhair Murad, vous inspirent-ils ?

Tout à fait mais je ne suis pas libanaise (rires). J’ai des origines égyptiennes et syriennes et c’est la raison pour laquelle c’est très oriental. Il est certain qu’ils font de très belles collections, de très beaux modèles qui m’inspirent beaucoup mais j’ai ma touche personnelle, un peu plus jeune peut-être. Mes modèles sont différents, mes robes ont toutes un soutien-gorge intégré, c’est très pratique pour les femmes. Avec cette technique, elles n’ont pas à chercher le soutien-gorge assorti ou s’embêter lorsqu’elles portent un dos nu. Je pense que ma clientèle est un peu plus jeune mais il est vrai que j’ai de plus en plus de femmes mûres dans ma clientèle. L’effet « soutif » (rires).

Ce n’est pas le seul point fort de votre collection rassurez-nous ?

Non (rires), ce sont des vêtements que l’on peut porter et que je me vois porter. Je n’ai pas encore le label Haute Couture mais je ne peux pas dire que c’est du prêt-à-porter, c’est du entre deux. J’utilise le tissu de la Haute Couture, des tissus très précieux qui viennent de France, d’Italie et de Suisse. Je vais me fournir là où les grandes maisons de couture s’approvisionnent comme Chanel, Elie Saab ou Valentino. C’est exactement la même dentelle mais sur des modèles qui me semblent un peu plus pétillants de ce que l’on propose habituellement avec ce genre de tissus. Cela dit, j’ai une variété de modèles pour répondre à toutes les occasions et à toutes les femmes de 15 à 60 ans.

Vous avez déjà organisé un défilé de votre marque ?

Pas encore, mais ma marque a déjà été présentée lors d’un défilé organisé par la chambre monégasque de la mode. Un événement où les jeunes créateurs sont mis à l’honneur et où professionnels de la beauté et du show sont mis à notre service. Cela représente énormément de frais et j’attends que ma marque soit davantage installée pour investir dans ce genre d’événement.

En deux mots, la femme type Joelle Flora ?

C’est sûr, une femme très habillée (rires). On me disait toujours « tu es Overdressed » et je répondais souvent « mieux vaut être OverDressed qu’ UnderDressed »(rires). Je dirais, une femme élégante et féminine.

Pourquoi avoir choisi Victoria Silvstedt comme égérie ?

Avant tout car c’est une femme très sympathique, elle veut toujours aider. Elle adore mes robes et les porte tellement bien.

Des célébrités ont déjà porté vos créations ?

J’ai déjà habillé la présentatrice phare sur Fashion TV, Hofit Golan ou encore l’animatrice tv Victoria Bonya en Russie. Ça va venir mais il ne faut pas oublier que cela représente un réel budget. J’espère pouvoir habiller une personnalité lors du prochain festival de Cannes. Une cliente de Los Angeles, qui n’est autre que la manageuse de l’actrice Andie Mcdowell, a porté l’une de mes robes lors des Oscars 2015, c’est un début et j’espère que ça continuera comme cela.

Tv host Hofit Golan in a Joelle Flora dress

Tv host Hofit Golan in a Joelle Flora dress

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