Olivier Rousteing mis à nu dans Wonder Boy

L’histoire a montré que les plus grands artistes sont souvent ceux dont l’âme est torturée. Olivier Rousteing semble confirmer la règle avec “Wonder Boy” ce documentaire qui dresse un portrait très intime de sa vie privée où il part à la recherche de son histoire, de ses origines, et de celle qui lui a donné la vie  sans qu’il n’ait eu le temps de l’en remercier. L’abandon qui lui colle à la peau, un traumatisme, une cicatrice, qui ne se referme pas.

Car comme les 600 enfants abandonnés à la naissance chaque année en France, le petit Olivier est né sous X. Un petit ange à la peau dorée trouvant refuge chez  la famille Rousteing en 1985, laquelle lui donnera une seconde chance dans la vie. La suite on la connait, un talent fou et des créations originales acclamées dans le monde qui permettront à la maison Balmain de renaître.

Ce documentaire pensé et réalisé par Anissa Bonnefont ( son premier docu’ !)  propose une représentation douce et sensible du  créateur de mode qui ne laisse rien transparaître dans sa vie de lumière. Pourtant c’est un jeune homme à fleur de peau, touché,  et qui vous touche,  lorsqu’il se bat au quotidien avec ses interrogations, son envie de comprendre pourquoi sa mère l’a laissé. On le suit dans sa quête d’identité lors de ses démarches avec les administrations françaises, ses espoirs, ses déceptions. Mais aussi,  dans son travail, dans les coulisses de ses collections, où on admire sa rigueur, sa passion,  et son énergie.

Wonder Boy nous emmène aux quatre coins du monde entre Shangai, Paris et New-York, où l’on pénètre telle une petite souris dans les backstages les plus exclusives telles que les fittings de la diva Jennifer Lopez pour le MET gala ou encore celles du Victoria’s Secret Fashion Show.Rien ne laisse présager que derrière les caméras, les réseaux sociaux, ce prodige de la couture vit un tel tourbillon émotionnel. Avec Wonder Boy son image superficielle en prend un coup, et on comprend à quoi sont confrontés ces enfants en recherche d’amour.

Olivier Rousteing, découvrira lors de ses investigations avec l’aide de la DASS,  ses origines surprenantes, l’âge de sa maman lors de l’accouchement et d’autres informations qui l’aideront à désormais aller de l’avant.

Au-delà de la posture psychologique de l’enfant abandonné, ce documentaire  met subtilement le doigt sur la position de la mère de substitution qui voit son fils, qu’elle aime, qu’elle a élevé et éduqué, partir à la recherche de sa mère biologique. On ressent de la compassion pour elle, et sommes témoins de la relation complexe qui s’est développée entre Oliver Rousteing et sa mère adoptive. Une tension, qu’il ne partage pas avec son père adoptif et encore moins avec ses grands-parents qu’il semble aimer plus que tout.

Enfin, on retiendra les pépites « magiques » d’échanges dans la voiture entre Olivier Rousteing et Momo, son chauffeur privé, qui apportent humour et légèreté entre deux séquences émotionnelles.

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Bravo @anissabonnefont & @canalplus pour ce superbe film-documentaire sur le seul et unique @olivier_rousteing 👏🏼 Un portrait riche et intime sur ce Virtuose de la mode et de la couture. Sous ses robes flamboyantes se cache un jeune homme sensible, aussi drôle que touchant, mais aussi seul et tourmenté car à la recherche de son identité depuis toujours. Un enfant adopté qui a su se faire un chemin dans un milieu ultra verrouillé car motivé par sa rage de vaincre, sa rage de vivre. En exclusivité sur #CanalPlus le 16 octobre 2019 à 21h ! Ps : we love you Olivier et ne change surtout pas de chauffeur 😂👍🏻 . . . Plus d’infos très bientôt sur #GuysAndPeople le site ! . . . #Balmain #Pfw #hauteCouture #adoption #tv #canal #agendaTV #mode #moda #instafashion #instamode #instamoda #docu #documentaire #parisFashionWeek #France #francais #paris #fashionDesigner #temoignage #confessions #famille #16octobre2019

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Nous avons eu l’opportunité de rencontrer la réalisatrice Anissa Bonnefont et la productrice exécutive et associée Eve Brémont-Pajot lors de la projection presse de Wonder Boy chez Canal +, qui ont gentiment répondu à nos questions :

GuysAndPeople : Anissa, comment est né ce projet ?  Est-ce votre histoire personnelle qui vous a motivé à vous intéresser à celle d’Olivier Rousteing ?

Anissa Bonnefont : « C’est la vie qui nous as mis sur le chemin l’un de l’autre avec Olivier, c’est une rencontre complètement fortuite et inattendue. Je connaissais vaguement son histoire, comme on l’a connait tous un peu à travers les médias. Et vraiment, lorsque l’on s’est rencontrés, il y a quelque chose qui s’est créée de manière très évidente, je pense de par nos histoires, lesquelles ne sont pas les mêmes. Je ne viens pas de la DASS, j’ai eu une maman. Mais l’abandon propre à nos histoires respectives créé des connexions communes, des émotions qu’on arrive à comprendre chez l’autre. On a parlé de ça très vite dans notre conversation, je lui ai posé des questions, très clairement «  est-ce que tu es allé rechercher ? Moi je l’ai fait, toi tu ne l’as pas fait, pourquoi ? C’est intéressant ? ». Et banalement, je lui dis, avec tous les reportages, documentaires sur toi, avec ton histoire, ta success story et cette histoire hyper touchante personne n’est jamais venu te voir  pour te proposer ça ? Et il m’a répondu non. Et c’est parti comme ça ! ».

Dans votre documentaire, on se rend compte que peu importe notre statut social, nous sommes tous égaux face aux aléas de la vie…

 AB : « Complètement, face à la solitude également. On vit dans un monde aujourd’hui où l’image est très mise en avant avec tous les réseaux sociaux etc. Et Olivier est un maître dans cela, ce qui donne l’impression qu’il a une vie fabuleuse en permanence,  mais il a lui aussi ses failles, ses souffrances et ses questionnements de jeune homme. ».

C’est un beau portrait aussi riche qu’intime, surtout que vous vous êtes lancés dans ce projet de recherche sans même savoir ce que vous alliez trouver…

A.B. : « Olivier avait ce besoin, avec le succès très rapide qu’il a réussi à avoir dans la mode, de savoir d’où il venait pour comprendre où il voulait aller. Ainsi on est partis, tous les deux main dans la main ouvrir un petit peu toutes ces portes et on a découvert beaucoup de choses. Ce n’était pas gagné, nos partenaires dont Canal Plus, notre premier partenaire, on été très courageux car lorsqu’on est né sous X en France, généralement il n’y a pas d’informations dans les dossiers ainsi on aurait pu arriver à la DASS et ne rien trouver. Nous avons été chanceux, et on a obtenu pas mal d’infos qui nous ont permis de continuer ce chemin avec Olivier. Ce qui a de fabuleux avec le documentaire, c’est qu’on a une idée de base, mais plusieurs chemins nous emmènent ailleurs et j’ai réalisé tout au long du film que l’on parlait d’un sujet qui était primordial en France, cette histoire de naissance sous X où finalement les femmes sont plutôt assez protégées, car en France on a le droit d’avorter, à la contraception gratuite, mais les enfants qui sont nés sous X eux n’ont aucune protection. C’est-à-dire qu’ils peuvent se retrouver toute leur vie sans aucune information sur leurs origines, d’où ils viennent et je pense qu’il est important de parler de ce sujet et de se poser les bonnes questions. J’espère que ce film grâce à la notoriété d’Olivier pourra faire évoluer les choses. ».

Combien de temps s’est écoulé durant le tournage ?

Eve Brémont-Pajot : «  Ce documentaire est l’aboutissement de deux ans de travail. D’une belle collaboration avec Anissa, Olivier Rousteing, Balmain et avec nos équipes et nos partenaires.».

Avec Anissa, vous avez financé le projet tout en le tournant, sans partenaires de base, ça ne devait pas être simple…

 Eve Brémont-Pajot : « C’était un challenge incroyable de réussir à convaincre tout au long de la production. Canal plus, le co-producteur a été l’élément déclencheur, puis Studio Canal et le CNC. C’était très intense, mais le film est là et nous en sommes très fiers. Comme l’a dit Anissa on ne savait pas forcément où on allait même si on sentait qu’Olivier était prêt à donner beaucoup tout comme la relation très forte qu’avait noué Anissa avec lui nous promettait un espoir de film intense et je pense que le tout a un peu dépassé nos attentes et autant au niveau de l’image que de la bande son, à laquelle j’espère le public prêtera attention, car elle est aussi une source d’inspiration très forte d’Olivier. ».

Wonder boy d’Anissa Bonnefont, diffusion le 16 octobre sur Canal+ à 20h50

 

Ce qu’il faut retenir de la fashion week parisienne printemps-été 2018 !

La semaine de la mode la plus attendue de l’année vient de toucher à sa fin avec le défilé Louis Vuitton qui s’est déroulé hier au musée du Louvres. Cette saison estivale 2018 s’annonce à la fois riche en style et en glamour avec des collections qui n’ont pas laissé indifférent. Cuir, épaules carrées ou bouffantes chez Saint Laurent par Anthony Vaccarello VS salopettes couture et vestes frangées chez Balmain par Olivier Rousteing, les couturiers n’ont une fois de plus pas déçus. Les stars Hollywoodiennes étaient bien évidemment au rendez-vous. Nous avons assisté à plusieurs temps forts, on vous raconte…

  • Le set SAINT LAURENT

C’est sans aucun doute à Saint Laurent que la palme revient cette saison, avec sa merveilleuse idée de s’emparer du Trocadéro pour y faire défiler ses créations.

Une dame de fer scintillante en arrière plan pour habiller le podium en plein air, que dire ? POW ! Une maison ne pouvait pas rêver mieux pour lancer la fashion week parisienne. Magique !

L’actrice Robin Wright (Wonder Woman), le chanteur Lenny Kravitz, les tops Kate Moss, Naomi Campbell, Farida Khelfa et Amber Valetta ainsi que les comédiennes Catherine Deneuve, Charlotte Gainsbourg, Chloe Sevigny et Lou Doillon ont fait le déplacement. Rien que ça !

Bien que spectaculaire, l’Oasis chez Chanel n’a a pas pu rivaliser avec la tour Eiffel vêtue de ses plus belles lumières. La maison Dior a proposé un défilé miroir, un peu comme si l’on se retrouvait dans une caverne des glaces, plutôt intéressant. Un éclat que l’on a pu retrouver chez Moncler « Gamme rouge » dont les boules à facettes disco ont davantage brillé que la collection. Oups !

  • Le premier rang BALMAIN

Si Saint Laurent a agité les photographes avec son premier rang, Balmain les a quant à lui surexcités. Pour cause, Olivier Rousteing et ses VS angels ( Natalia Vodianova, Alessandra Ambrosio, Jourdan Dunn, Cindy Bruna, Karolina Kurkova, Sara Sampaio etc.) ont attiré les célébrités les plus médiatisées du moment. Que ce soit les joueurs de football du PSG Neymar jr. et Daniel Alves, l’iconique Pamela Anderson, le chanteur M Pokora, Anna Wintour ou la top modèle des années 90 Claudia Schiffer, les flashs n’ont cessé de nous éblouir avant la présentation de la superbe collection ( voir notre video ici).

  • La basket flashback Louis Vuitton

Entre futurisme et retour vers les 90’s, la nouvelle basket Vuitton va faire un malheur. Rappelez-vous la folie autour des « No Box » entre 1990-1995, les filles en portaient toutes. C’est reparti pour un tour !

La basket Louis Vuitton printemps été 2018

  • Le chapeau oversize Jacquemus

Ou comment faire une entrée remarquée sur la plage à Saint-Trop’ ? Ce chapeau est le must-have des fashionistas exubérantes et libérées qui veulent faire sensation l’été prochain ! On adore.

Le chapeau printemps été 2018 par Jacquemus

  • Le collier à double frange Elie Saab

Repéré au détour d’une collection inspirée de l’Amazonie, ce collier est une merveille. Imposant mais chic, il viendra parer les décolletés les plus osés avec délicatesse et dynamisme.

Collier Elie Saab collection printemps été 2018 #PFW

  • Le t-shirt Louis Vuitton

Quand le créateur Nicolas Ghesquière fait un clin d’œil a son pote Millie Bobby Brown, star de la série Stranger Things, dont la saison 2 est attendue avec impatience, cela donne lieu à un t-shirt tribute façon fan-art qui va vite devenir collector.

LOUIS VUITTON X STRANGER THINGS

  • Les souliers ISABEL MARANT

La créatrice Isabel Marant propose des sandales originales qui se prêteront à toutes les occasions. Pour le soir, elle en orne quelques-unes de strass de façon à briller un peu plus mais toujours avec simplicité.

NB : A noter, la paire de mules homme en cuir d’ores et déjà très appréciée par la gente masculine.

Cela dit, si vous vous sentez d’humeur espiègle et affirmée, les cuissardes en PVC façon bottes de pluie  chez Chanel devraient également vous séduire.

Cuissardes Chanel printemps été 2018

Pour les plus classiques, les chaussures façon chaussons de ville Rochas en satin sont à prendre en compte.

rochas

  • Les sœurs Hadid, grandes absentes

Si les noms de mannequins tels que Charlee Fraser, Mckenna Hellam, Kaia Gerber ( la fille de Cindy Crawford) ou Lea Julian ont été cités dans la presse, car elles ont le plus défilé cette saison, c’est avec regret que nous n’avons pas retrouvé Gigi et Bella Hadid sur les catwalks. Leur présence aux fashion weeks new-yorkaise et milanaise, ne présageait pas cette soudaine absence. D’autant plus que Gigi Hadid faisait une apparition parisienne à la soirée Messika pour sa collaboration avec la marque de bijoux. Kendall Jenner a déserté également cette saison. Qué pasa ???  Rendez-nous nos Top !

  • Le final le plus fun : THOM BROWNE

Bien que la créatrice Andra Dumitrascu ait présenté son travail sur le quai du métro parisien, ce qui en soi, est une prestation très audacieuse, c’est le créateur américain Thom Browne qui s’offre la clôture de show la plus inattendue.

En effet, c’est une licorne géante guidée et animée par trois mannequins qui a mis fin à sa collection, le tout sur un fond de « partir là-bas », musique originale de « La petite sirène » de Disney. Un côté féérique que l’on aurait penser trouver davantage sur les collections haute-couture.

  • La soirée où il fallait être vu : La CR fashion book x Circoloco au Yoyo

Au-delà d’avoir un magazine qui porte son nom, Carine Roitfeld est l’amie des stars. Alors, forcément lorsque celle que l’on nomme « la queen » organise une soirée ultra privée c’est tout le show-business qui se bouscule à l’entrée. On y était !

Le gratin de la mode, du cinéma et de la musique s’est réunit dans les dessous du Palais de Tokyo pour célébrer la #CR1999 party en collaboration avec Maybelline et Circoloco (voir notre vidéo ici) .

On a pu y croiser l’acteur Leonardo Dicaprio caché sous sa casquette des Yankees, le chanteur Robin Thicke, l’ex chanteuse des Black Eyed Peas Fergie mais aussi Olivia Culpo, Jesse Metcalfe (Desperate Housewives), Olivier Rousteing, Met & Marcus, Ellen Von Unwerth, Jasmine Sanders, Jordan Barrett, les anges de Victoria’s Secret ( Shanina Shaik, Doutzen Kroes (adorables), Izabel Goulart, Karlie Kloss, Joan Smalls, Jasmine Tookes, Taylor Hill, Barbara Palvin, Cindy Bruna etc.) pour ne citer qu’eux. Difficile pour Vogue magazine de rivaliser le lendemain soir avec sa disco party au Petit palais.

  • Le dîner le plus select : LOUIS VUITTON au RITZ

Le 2 octobre dernier, Louis Vuitton inaugurait sa nouvelle boutique place Vendôme à Paris. Pour l’occasion, un parterre de stars s’est donné rendez-vous dans cette maison imaginée par l’architecte américain Peter Marino.

Mais c’est à quelques pas, dans les salons du Ritz que les célébrités se sont retrouvées en très petit comité autour d’un dîner gastronomique auquel nous avons pu assister ( voir la vidéo ici).

Nous y avons croisé les égéries de la maison de couture parmi les rédacteurs en chef mode. Ont répondu présentes, les actrices Cate Blanchett, Julianne Moore, Léa Seydoux, Jennifer Connelly, Ruth Negga, Michelle Williams, Raffey Cassidy, Laura Harrier, Catherine Deneuve et Alicia Vikander. Mais aussi le comédien Jaden Smith, l’animatrice Florence Ferrari, le producteur Mark Ronson, les photographes Patrick Demarchelier et Ellen Von Unwerth ou encore le tout frais rédac’ chef du Vogue British Edward Enninful.

On a vu : La journaliste mode Suzy Menkès se réfugier dans un coin pour mieux capter la wifi et poster ses vidéos de défilés (pas facile !). Emmanuelle Alt esquiver gentiment Carine Roitfeld pour ne pas lui faire la bise (pas bien !). Babeth Djian quitter le dîner la première (pas le temps !).

Les prestigieux convives ont été ensuite invités à rejoindre le club Le Vendôme où Will Smith donnait un concert privé. Rejoint par ses deux fils, Trey & Jaden, sur scène il a entonné sa célèbre reprise de « Just the two of us » (moment !).

Mais c’est avec Michelle Williams et sa BFF Busy Phillips que nous nous sommes le plus amusés sur la piste sur les tubes des Destiny’s child mixés par Dj Jazzy Jeff.

 

 

Balmain x H&M : Une pre-sale party de folie !

S’il y avait une soirée attendue par les fashionistas les plus passionnées c’était bien celle-là ! Hier soir, mardi 3 novembre se tenait dans la plus grande discrétion la pre-sale party exclusive de la collection capsule Balmain x H&M. Une collection prêt-à-porter qui propose plus de 100 pièces pour femmes et hommes toutes plus stylées les unes que les autres. Un événement que Guys & People n’aurait raté pour rien au monde !!!

Campagne Balmain x H&MDévoilée le 17 mai 2015 lors de la cérémonie des Billboard Music Awards à Los Angeles, la collection Balmain x H&M a suscité un engouement immédiat auprès du public « à la mode ». D’autant plus que le supermodel du moment Kendall Jenner, issue de la fratrie Kardashian, est le mannequin star de la campagne de promotion qui sillonne la toile comme les tableaux publicitaires de Paris à New York.

 Cuissardes interminables, blazers chics et robes ultra-brodées sont le fruit de cette collaboration qui s’annonce ô déjà fructueuse pour les deux entreprises. Et pour cause, c’est la première fois que la totalité des pièces proposées est fidèle aux collections que l’on retrouve chaque saison sur les podiums de la maison de couture française.

Par ailleurs, il faut souligner que depuis l’arrivée du designer Olivier Rousteing à la direction artistique en 2011, la griffe jouit d’une image fraîche et pimpante comme jamais !Et avec cette nouvelle collaboration, qui rend l’esprit de la marque accessible à tous, la #Balmaination va s’accroître considérablement.

En attendant, quelques privilégiés triés sur le volet ont pu s’offrir en avant-première les pièces de cette collection événement lors d’une soirée organisée au palais Brongniart, place de la bourse à Paris.

Olivier Rousteing, Dudley O'Shaughnessy, Ana Girardot, Daisy Lowe, Jeanne Damas, Betty Autier et Atlanta de Cadenet à la soirée Balmain x HM à Paris le 3 novembre 2015

Olivier Rousteing, Dudley O’Shaughnessy, Ana Girardot, Daisy Lowe, Jeanne Damas, Betty Autier et Atlanta de Cadenet à la soirée Balmain x HM à Paris le 3 novembre 2015

Sur le beat hip-hop et r&b du DJ Kiddy Smile, les danseurs officiels de la #Balmaination (dont la belle Lara Laquiz) , tous vêtus des créations Balmain x H&M, se lancent dans une chorégraphie voguing qui a captivé l’attention générale.

Une mise en bouche qui s’est terminée sur l’ouverture d’une boutique éphémère où chaque convive a essayé de se procurer son précieux sésame.

La boutique éphémère lors de la soirée Balmain x H&M à Paris le 3 novembre 2015.Si Jean-Roch , le roi du clubbing, est reparti les mains chargées tout comme la jolie mannequin Noémie Lenoir, d’autres comme le chroniqueur Ariel Wizman ont eu un peu moins de chance mais ne sont pas repartis bredouilles.

Il faut dire que dans l’euphorie, chaque invité a laissé la “fashion victim” en lui prendre le dessus sur son attitude de rigueur.

Ainsi après deux heures dans une jingle dorée, Olivier Rousteing a pu prendre le micro pour remercier ses équipes et lancer un message d’espoir à tous les jeunes et moins jeunes qui rêvent de réaliser un jour leur projet «  Car si vous croyez en vos rêves, vous allez réussir !!! » clamait-il devant une foule admirative la mode plein les yeux…

La collection Balmain x H&M est disponible dès le 5 novembre 2015 dans certaines boutiques H&M, lesquelles sont à consulter sur le site de la marque suédoise. Bonne chance à toutes et à tous !!!

Interview Mouna Ayoub : « Pour moi un bouton est plus important qu’un homme ! »

GuysAndPeople a rencontré Mouna Ayoub, célèbre femme d’affaires et collectionneuse de pièces Haute-Couture, à l’occasion de la vente aux enchères qu’elle organise pour clôturer la ‘fashion week’ (voir notre article : Mouna Ayoub met ses trésors aux enchères). La jet-setteuse qui vit entre New-York et Monaco, s’est confiée sur ses coups de cœur mode actuels et nous a livré quelques anecdotes sur certaines créations qu’elle va céder dans le cadre de son mécénat.

Mouna Ayoub a déjà vendu plusieurs de ses précieux biens au profit de causes qu’elle soutient comme pour l’Atelier des enfants du Centre Pompidou en 2002.

 C’est au sein d’un hôtel particulier situé dans le 8ème arrondissement avenue Hoche, que Mouna Ayoub nous reçoit. La mécène nous raconte l’histoire d’une partie de sa garde-robe qu’elle va mettre aux enchères pour venir en aide à deux secteurs qu’elle affectionne depuis toujours, la mode et le cinéma. Celle à qui il est arrivé d’acheter des collections haute-couture entières sans même les essayer, se livre à nous sans langue de bois…

G&P : Bonjour Mouna, pouvez-vous nous parler de cet ensemble multicolores assez atypique ?Versace before after - Mouna AyoubMouna Ayoub : « C’est un ensemble signé Gianni Versace pour sa collection printemps-été 1991. Pour moi cet ensemble représente Andy Warhol. J’adore James Dean, et Marylin Monroe était une actrice douée et amusante. Gianni Versace était une chance pour moi, tellement talentueux. Bien que j’ai demandé qu’il me crée un legging assorti à l’ensemble pour couvrir mes jambes, mon ex-mari saoudien, trouvait cette tenue inappropriée. J’ai fini par ne jamais la porter. Cet ensemble était exposé dans mon salon chez moi, tel un tableau. Le sac, avec ses superbes poignets, n’a jamais été utilisé non plus ».

G&P : Vous exposiez vos acquisitions dans votre salon ?

Mouna Ayoub : « (rires) Oui chez moi à Neuilly, 300 mannequins se tenaient dans mon salon. Je m’amusais à changer les robes sur les mannequins, c’était un peu comme mes poupées. Et puis j’alternais, un mois je faisais tout Chanel, l’autre Yves Saint Laurent ou Jean-Paul Gaultier. En fait, j’habillais mes poupées comme si elles étaient moi, car je n’avais pas le droit à l’époque de m’habiller comme bon me semblait. Chez moi, ça sentait fort le naphtaline, (le naphtaline est souvent utilisé comme anti-mites, ndlr) pour protéger mes robes. Ma santé peut en pâtir mais tant que mes robes sont sauvées, ça me va (rires) ».

G&P : Il y a beaucoup de pièces signées Chanel dans votre collection, Karl Lagerfeld est-il votre designer favori ?

Mouna Ayoub : « J’aime tout ce qui est beau et créatif. Naturellement Karl Lagerfeld a une abondance, une fontaine d’idées. La silhouette de la maison Chanel s’adapte parfaitement à la mienne. Et il faut dire que l’«after-sales service» chez Chanel est formidable. Je suis très perfectionniste et je m’offense pour le manque d’un bouton. Dernièrement il manquait un bouton sur l’une de mes tenues de ma collection, et ils ont tout fait pour me le retrouver. Vous voyez pourquoi je ne me remarierai jamais, pour moi un bouton est plus important qu’un homme (rires) ».

G&P : Après avoir soutenu plusieurs célèbres maisons de couture, que pensez-vous de la jeune pousse ?

Mouna Ayoub : « D’abord, je continuerai à soutenir les anciens aux mains de nouveaux couturiers. J’aime la maison Dior, aujourd’hui encore elle propose une grande variété de robes et de sacs. Dernièrement j’ai acheté trois robes créées par Raf Simons. Cette saison je vais assister au défilé d’Alexis Mabille pour découvrir son travail. J’ai repéré des choses intéressantes chez Maxime Simoëns mais il va falloir adapter certaines créations car c’est très court et je suis très vieille (rires). Je trouve ça bien que les maisons de couture prestigieuses telle que Balmain fasse confiance aux jeunes. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé les deux dernières collections d’Olivier Rousteing. Les grands couturiers actuels ne sont pas éternels, ils seront remplacés par les nouveaux talents comme Mabille ou Simoëns et il faut des clientes comme moi pour les encourager ».

G&P : Que pensez-vous du retour de John Galliano chez Margiela ?

Mouna Ayoub : « J’ai assisté au tout premier défilé de Galliano. Aujourd’hui sa dernière collection me laisse perplexe. J’avoue ne pas avoir très bien compris cette collection. Mise à part dans les manteaux magnifiques, je n’ai pas retrouvé Galliano dans les créations. Le début de la collection, était décevant ».

Mouna Ayoub face à une création Haute Couture John Galliano qu'elle va vendre aux enchèresG&P : Le créateur qui ne vous déçoit jamais ?

Mouna Ayoub : « Karl Lagerfeld ».

G&P : Celui qui vous surprend toujours ?

Mouna Ayoub : « Jean-Paul Gaultier ».

G&P : Celui que vous regrettez ?

Mouna Ayoub : « Yves Saint Laurent, je l’admirais ».

G&P : Le créateur des créateurs ?

Mouna Ayoub : « Sans aucun doute, John Galliano était mon créateur fétiche lorsqu’il travaillait chez Dior ».

G&P : Versace de nos jours, vous en pensez quoi ?

Mouna Ayoub : « Aujourd’hui, ils se sont concentrés sur une seule génération de clientes, que je ne citerai pas. C’est dommage ».

G&P : Valentino est toujours dans la course…

Mouna Ayoub : « Est-ce vraiment lui qui dessine aujourd’hui? Moi c’est le créateur qui m’intéresse et non sa griffe ».

G&P : Vous êtes d’origine libanaise, que pensez-vous des créateurs libanais qui ont le vent en poupe sur les tapis rouges hollywoodiens ?

Mouna Ayoub : « Il y a de belles choses mais bien trop de broderies. Ils habillent les princesses arabes mais tout le monde n’est pas une princesse des mille et une nuits. Nous aimons la coupe, la taille, le tafta, la soie, nous voulons voir le tissu au sens noble du terme, et non un tissu recouvert de paillettes. On ne peut pas supporter une collection entièrement brodée. Je ne suis pas venue voir une collection Swarovski (rires). La haute-couture ce n’est pas de la broderie, c’est une coupe, une silhouette, et je le répète, un tissu. J’irai quand même voir Elie Saab cette saison et on verra bien… ».

G&P : La Haute-Couture d’aujourd’hui plus forte que celle de demain ?

Mouna Ayoub : « Ce qui m’inquiète c’est que les petites mains vieillissent. Chanel est l’une des rares maisons à les renouveler, à en former de nouvelles. Je crains qu’il n’y ait pas de renouvellement des petites mains. Le travail des petites mains est plus important que les créations elles-mêmes. C’est grâce à elles qu’un vêtement ne va pas vieillir rapidement. Aujourd’hui il doit me rester environ 1500 pièces haute-couture et je continue d’acheter car je suis une collectionneuse, une collectionneuse de créations de qualité, de créations faites par ces petites mains ».

Mouna Ayoub face au sac vert CHANEL conçu par les ateliers d'art de France.

Vente aux enchères de 3000 pièces de la garde-robe personnelle de Mouna Ayoub, du 30 janvier au 2 février 2015 inclus à l’hôtel des ventes Cornette de Saint Cyr, 6 avenue Hoche, Paris 8ème.

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