Interview Victoria Silvstedt : « J’ai été patiente »

On ne présente plus Victoria Silvstedt, jet-setteuse de renom et playmate star des années 1990, la jolie plante a plusieurs cordes à son arc. C’est en tant qu’égérie pour la marque éponyme d’une jeune créatrice suisse, Joelle Flora, que cette beauté des pays nordiques revient cette fois. Guys & People a souhaité en savoir plus cette business woman aussi glam que sympathique !

Victoria Silvstedt in Paris ( Hotel Prince de Galles) promoting Joelle Flora new fashion collection.

Victoria Silvstedt in Paris ( Hotel Prince de Galles) promoting Joelle Flora new fashion collection.

G&P : Pourquoi avoir accepté de représenter cette marque jeune créateur ?

Victoria Silvstedt : Car Joelle Flora est une très bonne amie à moi que je connais depuis très longtemps. Elle a du style, un goût magnifique, incroyable. On a commencé notre collaboration il y a environ un an et demi, elle a dessiné une robe pour moi pour la montée des marches lors du festival de Cannes avec laquelle j’ai obtenu beaucoup de retombées presse. Je me suis rendue au showroom, dans son atelier à Genève et on a vraiment travaillé ensemble. Je lui ai expliqué exactement ce que je désirais et avec tous ses tissus exceptionnels de grande qualité, c’était plutôt facile. Je sais que cette marque va cartonner car c’est du niveau de qualité de Valentino ou Chanel. Tout est cousu à la main.

Victoria Silvstedt lors du 68ème festival de Cannes dans une robe signée Joelle Flora.

Victoria Silvstedt lors du 68ème festival de Cannes dans une robe signée Joelle Flora.

On peut être surpris de vous voir représenter des jeunes créateurs quand on sait que vous portez souvent du Oscar de la renta ou du Elie Saab lors d’événements mondains. C’est donc réellement ce label « qualité » qui vous a convaincu…

Exactement, mais c’est aussi affectif et je souhaite l’encourager car elle n’a même pas 25 ans et je pense qu’elle a tout compris. Elle a commencé tout doucement avec quelques créations et aujourd’hui elle réalise des collections. Des grands magasins comme le Bongénie à Genève par exemple lui ont pris beaucoup de pièces. Elle est aussi au Multi-brand shop à Monaco au milieu de marques comme Givenchy ou Alaïa. Elle est vraiment implantée dans le circuit des designers de luxe. Et pour ma part, j’adore ce genre de robes pour les cocktails et les soirées, surtout les courtes (rires). C’est le genre de robes où tu te sens très glamour, féminine et sexy en même temps.

Vous êtes mannequin, actrice, animatrice TV, comment s’est passé votre expérience dans le show-business en France ?

J’ai commencé à travailler à Paris lorsque j’avais 17 ou 18 ans, c’était très dur au début. J’étais Miss Suède à l’époque et je pensais que tout allait être très facile en arrivant à Paris. Mais quand tu arrives sur place c’est comme si tu prenais une douche froide. ‘Tu es trop grande, tu es trop musclée, tu es trop sportive, tu es trop blonde’ trop ci, trop ça, ‘tu dois perdre 10kg », tu sais tu finies par perdre toute confiance en toi. J’avais participé à Miss Monde, je pensais être prête pour attaquer Paris mais les professionnels dans cette ville avaient une autre vision. J’ai perdu du poids, j’ai fait moins de sport et après six mois les choses se sont arrangées. J’ai commencé à obtenir des contrats et à travailler avant de me rendre à Los Angeles. C’est là-bas que ma véritable carrière a commencé. Mon come-back en France, et mon arrivée sur le petit écran, c’était vraiment par pur hasard.

Et vous avez même réussi à travailler avec Christophe Dechavanne qui a la réputation d’être assez « difficile »,  très exigeant de ses collaborateurs ?

Oulala (rires) grâce à ma patience, je suis une personne très patiente et j’ai été patiente dans ce cas. Mais je ne crache pas dans la soupe, il m’a donné cette chance et je vous avouerai que je ne pensais pas que cette aventure professionnelle allait durer aussi longtemps. On pensait qu’on allait faire juste quelques émissions et que ça s’arrêterait plus ou moins vite mais la sauce a pris et c’était le début d’une longue et belle aventure.

Vous avez apporté une touche glamour sur le plateau de « La roue de la fortune »…

De folie surtout (rires). Et j’insiste sur le fait que rien n’était prévu, il y avait beaucoup d’improvisation, c’était moi au naturel. Le public a apprécié et les audiences étaient bonnes. C’était bien différent de la version des années 1980/1990, c’était plus frais et puis il y avait le petit chien etc.

Victoria Silvstedt for 'Guys and people'.Aujourd’hui on parle de vous comme future danseuse dans « Dans avec les stars » sur TF1 en France ?

Oh my god, j’ai déjà donné une fois pour ‘Ballando con le stelle‘, la version italienne (rires). Je n’ai participé qu’à une partie du show et puis c’était tellement dur que j’ai préféré tout arrêter. Je n’aurais jamais pu tenir trois mois, mes pieds étaient dans un état, c’était juste impossible. J’ai beaucoup de respect pour ceux qui vont jusqu’au bout. Et pour tout vous dire, je n’ai pas le rythme dans la peau (rires). Et vous imaginez les critiques lorsque les gens vont me voir danser ? Mais pour ne rien vous cacher, je réfléchis encore à cette proposition, j’ai dit ‘peut-être’ mais la durée du programme me fait peur, trois mois ça me semble énorme.

Vous pourriez rebondir sur le succès du programme pour annoncer d’autres projets personnels comme l’ont fait certains participants ?

Oui tout à fait, mais je ne suis pas dans une logique commerciale mais davantage dans la gestion de mon image.

Quelle est votre actualité ?

J’utilise mon nom pour une marque de maillots de bain « Very Victoria Silvstedt » qui marche très bien dans les pays scandinaves. Je travaille pour la télévision en Suède et à Londres et je suis actuellement en négociation avec E! et Discovery channel pour des projets d’émissions. Par exemple, on me propose un show autour d’un concept de style de vie autour du monde. Il y aura les ‘girls of london’, les ‘girls of Monaco’, et comme je suis souvent sur le rocher, je suis la parfaite candidate. Ce serait un programme sur le business, le luxe de Monaco etc. mais j’étudie la question car je veux quelque chose de ‘classe’. Si j’accepte, le tournage est prévu pour fin avril 2016.

Victoria Silvstedt prend la pose pour promouvoir sa marque de maillots de bain.

Victoria Silvstedt prend la pose pour promouvoir sa marque de maillots de bain.

Toute reproduction interdite sans la mention Guysandpeople.fr

Interview Joelle Flora : “Mieux vaut être OverDressed qu’ UnderDressed”

Guys & People est allé à la rencontre de Joelle Flora, jeune créatrice suisse qui présentait en toute intimité sa troisième collection en plein cœur de la semaine de la mode parisienne. Une collection à inspiration orientale qui saura séduire les fans de broderie, de dentelle et de strass…

Young designer Joelle Flora in Paris to present her new fashion collection.

G&P : A seulement 24 ans, vous vous lancez sur le marché périlleux de la mode, comment ça se passe ?

Joelle Flora : C’est difficile avec beaucoup d’épreuves à surmonter. Il y a énormément de travail derrière cette aventure mais c’est avec beaucoup de passion que je le fais.

Vous avez constitué une équipe solide…

Oui, je travaille avec quatre couturiers à plein temps dans mon atelier à Genève et avec une assistante qui m’aide à suivre tous mes projets.

Atelier Joelle FloraVotre grand-mère était couturière et votre grand-père marchand de tissus, c’est d’eux que provient cette passion pour la couture ?

J’ai toujours apprécié le travail de couture de ma grand-mère, laquelle exerce encore aujourd’hui, et été admirative de tous ces tissus que vendaient mon grand père aux Philippines, mais au-delà-de ça, la mode est quelque chose qui a toujours été en moi. Je ne surveillais pas leur travail de près, j’ai développé ma passion en regardant le travail des grands créateurs. Mais il est évident que le métier de ma grand-mère m’a facilité les choses.

Quel est votre parcours, vous avez intégré une école de mode ?

Non, j’ai fait une école de business management, car il y a beaucoup de gestion derrière une griffe. Mais j’ai vraiment appris sur le tas, j’ai travaillé dans l’ombre d’une couturière et appris énormément sur les différents tissus. C’est d’ailleurs un point sur lequel j’insiste beaucoup concernant ma marque, je travaille avec des tissus de grande qualité, c’est l’une des forces de ma marque.

En regardant votre collection, on constate l’omniprésence de la broderie, des sequins, des cristaux, cela nous rappelle incontestablement le travail des créateurs libanais comme Elie Saab ou Zuhair Murad, vous inspirent-ils ?

Tout à fait mais je ne suis pas libanaise (rires). J’ai des origines égyptiennes et syriennes et c’est la raison pour laquelle c’est très oriental. Il est certain qu’ils font de très belles collections, de très beaux modèles qui m’inspirent beaucoup mais j’ai ma touche personnelle, un peu plus jeune peut-être. Mes modèles sont différents, mes robes ont toutes un soutien-gorge intégré, c’est très pratique pour les femmes. Avec cette technique, elles n’ont pas à chercher le soutien-gorge assorti ou s’embêter lorsqu’elles portent un dos nu. Je pense que ma clientèle est un peu plus jeune mais il est vrai que j’ai de plus en plus de femmes mûres dans ma clientèle. L’effet « soutif » (rires).

Ce n’est pas le seul point fort de votre collection rassurez-nous ?

Non (rires), ce sont des vêtements que l’on peut porter et que je me vois porter. Je n’ai pas encore le label Haute Couture mais je ne peux pas dire que c’est du prêt-à-porter, c’est du entre deux. J’utilise le tissu de la Haute Couture, des tissus très précieux qui viennent de France, d’Italie et de Suisse. Je vais me fournir là où les grandes maisons de couture s’approvisionnent comme Chanel, Elie Saab ou Valentino. C’est exactement la même dentelle mais sur des modèles qui me semblent un peu plus pétillants de ce que l’on propose habituellement avec ce genre de tissus. Cela dit, j’ai une variété de modèles pour répondre à toutes les occasions et à toutes les femmes de 15 à 60 ans.

Vous avez déjà organisé un défilé de votre marque ?

Pas encore, mais ma marque a déjà été présentée lors d’un défilé organisé par la chambre monégasque de la mode. Un événement où les jeunes créateurs sont mis à l’honneur et où professionnels de la beauté et du show sont mis à notre service. Cela représente énormément de frais et j’attends que ma marque soit davantage installée pour investir dans ce genre d’événement.

En deux mots, la femme type Joelle Flora ?

C’est sûr, une femme très habillée (rires). On me disait toujours « tu es Overdressed » et je répondais souvent « mieux vaut être OverDressed qu’ UnderDressed »(rires). Je dirais, une femme élégante et féminine.

Pourquoi avoir choisi Victoria Silvstedt comme égérie ?

Avant tout car c’est une femme très sympathique, elle veut toujours aider. Elle adore mes robes et les porte tellement bien.

Des célébrités ont déjà porté vos créations ?

J’ai déjà habillé la présentatrice phare sur Fashion TV, Hofit Golan ou encore l’animatrice tv Victoria Bonya en Russie. Ça va venir mais il ne faut pas oublier que cela représente un réel budget. J’espère pouvoir habiller une personnalité lors du prochain festival de Cannes. Une cliente de Los Angeles, qui n’est autre que la manageuse de l’actrice Andie Mcdowell, a porté l’une de mes robes lors des Oscars 2015, c’est un début et j’espère que ça continuera comme cela.

Tv host Hofit Golan in a Joelle Flora dress

Tv host Hofit Golan in a Joelle Flora dress

  • Share