Le MOMA à Paris, Barbara… les expos incontournables !

Cette fin d’année 2017 a été riche en proposition artistique à Paris. GuysAndPeople est allé au rendez-vous des représentations urbaines avec l’ « Urban Art Fair » aux Docks, numériques, au travers de « Barbara, du bout des lèvres » au Palais Brongniart et historiques pour l’exposition événement « Le Moma à Paris » à la fondation Louis Vuitton. Un florilège de manifestations aussi captivantes qu’exceptionnelles que l’on voulait vous faire partager…

  • 13 art fair – Urban contempory

Il ne tombe plus que des feuilles mortes lorsque l’exposition « Urban Art Fair » vient nous emporter vers une proposition intéressante de peintures et sculptures pleines de punch dans l’enceinte de la cité de la mode et du design. Une vingtaine de galeries internationales qui mettent en lumière la culture urbaine contemporaine se sont réunies du 12 au 15 octobre dernier pour exposer cette scène artistique qui a trouvé ses racines dans le street art, le Pop Surréalisme, le Low Bro, la skate culture, la punk culture ou le tatoo…

  • La FIAC forever !

Comme chaque année, le rendez-vous incontournable de l’art contemporain s’est déroulé dans et les murs du majestueux Grand Palais, mais pas seulement ! Les parisiens et autres touristes de la capitale ont effectivement pu découvrir des œuvres originales exposées « hors les murs » au jardin des tuileries, au petit palais et sur la place Vendôme ( rien que ça !). Au programme de la 44ème édition, performances, conversations, films d’artistes et 170 galeries internationales qui rivalisent d’inspiration.

  • Barbara, du bout des lèvres…

Vingt ans après sa disparition, l’interprète de « L’aigle noir » n’a pas fini de faire parler d’elle. Exposition à la Philharmonie de Paris (jusqu’au 28 janvier 2018), film éponyme réalisé par Mathieu Amalric sorti le 6 septembre dernier (prix Louis-Delluc 2017 pour le meilleur film français), les hommages pleuvent. L’INA (Institut National de l’Audiovisuel) a décidé de privilégier la technologie numérique et de redonner vie à Barbara grâce à seize clichés de la chanteuse qui sont exposés sur les grilles de la Bourse depuis le 11 novembre 2017. Seize photos issues des collections de l’Ina sélectionnées et racontées par Mathieu Amalric.

Chaque soir et jusqu’au 31 janvier 2018, les spectateurs pourront contempler gratuitement les photos animées grâce à un dispositif de jeu de lumières et à un mapping vidéo, élaboré par le studio Adrénaline.

Pour compléter cette invitation innovante, des extraits d’émissions (chansons, extraits de fictions et entretiens) seront également disponibles en bonus sur l’application ainsi que sur le site dédié́ : sites.ina.fr/barbara

L’Ina édite également :

  1. Un vinyle en édition limitée des « Premiers Micros » d’une sélection de chansons de Barbara. Disponible dès maintenant en pré-achat sur le site internet de Diggers Factory : http://www.diggersfactory.com
  2. Un coffret DVD à l’occasion de l’exposition « Barbara » à la Philharmonie de Paris. Il propose une anthologie audiovisuelle et deux documentaires exceptionnels sur l’une des plus grandes figures de la chanson française. A découvrir sur boutique.ina.fr
  • Être moderne : le MOMA à Paris

Le MOMA ( Museum Of Modern Art) à New-York conserve sous son toit une liste impressionnante d’œuvres et de collections uniques. Un passage obligatoire pour les touristes qui découvre la grosse pomme pour la première fois. Nombre de français n’ont malgré tout pas eu la chance de visiter ce haut lieu d’art aux États-Unis. Et pour la première fois en France et à Paris, certaines de ses œuvres ont traversé l’atlantique pour s’installer dans l’enceinte de la fondation Louis Vuitton. Un événement que l’on ne pouvait pas rater !

Le MoMA se consacre uniquement aux arts plastiques contemporains, en acquérant le meilleur de la production transdisciplinaire mondiale. Les 200.000 œuvres de la collection – peintures, sculptures, estampes, photographies, vidéos, objets d’architecture et de design et performances « célèbrent la créativité, l’ouverture d’esprit, la tolérance et la générosité », relate le communiqué officiel du musée.

« Être moderne : le MOMA à Paris » va permettre de mettre en lumière des artistes peu exposés en France comme Alexander Calder, Jasper Johns, Ernst Ludwig Kirchner, Frank Stella et Yvonne Rainer… et de retrouver des œuvres d’artistes européens de renoms comme Marcel Duchamp, Paul Cézanne, Marcel Duchamp, René Magritte et Paul Signac, acquis par le Musée new-yorkais depuis sa création en 1929.

C’est dans une structure on ne peut plus moderne que l’exposition a vu le jour, la fondation Louis Vuitton. Le bâtiment conçu par l’architecte Franch Gehry abritera  jusqu’au 5 mars 2018 pas moins de 200 œuvres provenant des six départements du MoMA. Autant dire, que l’on peut prévoir deux bonnes heures minimum pour apprécier l’ensemble de cette exposition coup-de-poing installée sur plusieurs étages.

Une exposition chic et dense rendue possible grâce au projet d’agrandissement et d’expansion du musée New-Yorkais. Actuellement en travaux, le musée a autorisé l’exportation de ses bijoux pour quelques mois seulement.

Les amateurs d’art (mais pas que !) peuvent d’ores et déjà apprécier des œuvres  mondialement connues telles que par exemple L’oiseau dans l’espace de Brancusi, les Campbell’s Soup Cans d’Andy Warhol  ou les Identical Twins de Diane Arbus. Une invitation à la culture riche en démonstration et en hommage à l’art dans sa pluralité.

Enfin, cette sélection d’œuvres est accompagnée d’archives provenant des États-Unis retraçant l’histoire du musée et permettant ainsi un fil conducteur, une mise en scène de ces chefs-d’œuvre. A ne pas manquer !

Infos pratiques :

Programmation : Tous les jours (sauf mardi) 11h-20h, vendredi jusqu’à 21h, samedi et dimanche 9h-21h
Tarifs : entrée 16€, 10€ -26 ans, 5€ -18 ans (accès au Jardin d’Acclimatation compris dans le billet).

Fondation Louis Vuitton
Adresse : 8 avenue du Mahatma Gandhi Bois de Boulogne, 75016 Paris 16e
Métro : Les Sablons ( ligne 1)
Site web : www.fondationlouisvuitton.fr

Maria by Callas : Une légende brisée par l’amour

Maria by Callas jusqu'au 14 décembre 2017 à la seine musicale

Orchestrée par Tom Volf, commissaire de l’exposition, Maria by Callas est une invitation à découvrir la vie d’un génie. Un parcours passionnant qui vous plonge dans l’intimité d’une femme que l’on imagine inaccessible. On atteste de la virtuosité, de la technique vocale et de l’émotion de la voix de la diva tout au long de cette visite dans une salle à 360°. Retransmission d’enregistrements « live », archives inédites et interviews vidéo sont au programme pour cerner au mieux ce phénomène et cette personnalité hors du commun.Une manifestation événement et émouvante à ne pas manquer du 16 septembre au 14 décembre 2017 à la Seine Musicale à Paris.

La seine musicale ne pouvait pas rêver rendre meilleur hommage que d’accueillir Maria Callas à bord de son navire culturel. A l’occasion des 40 ans de la disparition de la « diva assoluta », cette rétrospective inédite met en scène sur 800m² les plus grands moments de sa carrière.

De sa rencontre décisive avec le chef d’orchestre italien Tullio Serafin en 1947 – grâce à qui elle obtient son premier grand rôle dans La Gioconda de Ponchielli – à son mariage avec  Giovanni Battista Meneghini – qui deviendra son mentor et manager –  on découvre avec considération l’ascension fulgurante de la cantatrice. En effet, que ce soit le Metropolitan de New York, la scala de Milan, le Covent garden de Londres ou l’opéra Paris tous lui dévoilent le tapis rouge et l’acclament.

Photographies, films en Super 8, lettres intimes, enregistrements privés de ses concerts, costume de scène et nombre d’objets ayant appartenu à Maria Callas illustrent son histoire. Mais ce n’est pas tant ces objets qui nous captivent réellement sur le chemin de l’exposition. Sa voix et ses confessions vous transportent davantage et vous laissent découvrir ce qu’était vraiment sa vie dans son intimité.

Une intimité dévoilée sous plusieurs formes comme le salon de son appartement parisien n°36 de l’avenue Georges-Mandel reconstitué.

Maria by Callas , 2017

Grâce au casque audio mobile, on apprécie ses prestations live et écoutons ses entrevues exclusives comme celle accordée à la journaliste Barbara Walters en 1974. Une interview confessions où cette audacieuse parlait ouvertement de l’épouse de son amant Aristote Onassis, l’homme de sa vie. « L’intégrité et l’honnêteté sont un prix cher à payer », déclarait-elle au cours de cet échange.

Onassis finit par la quitter pour Jackie Kennedy. Déçue et blessée par sa relation dont elle « attendait beaucoup »,  l’instrument du rossignol s’éraille également. Il est temps pour cette artiste aux multiples talents, connue pour être un bourreau du travail, de tenter une nouvelle aventure, le cinéma. Elle tourne alors « Médée » sous la direction de Pier Paolo Pasolini en 1969. Un expérience qui l’aidera à aller de l’avant.

Maria by Callas (4)

S’en suivra une tournée d’adieux à son public en 1973/1974 et une disparition tragique le 16 septembre 1977 à Paris.

Maria by Callas - funérailles de Maria Callas

Une enfance volée, un cœur meurtri mais une vie magique : «  Je n’aurais jamais osé rêver ma vie » confiait-elle dans l’une de ses interviews.

 

 La Seine Musicale
(Grand salon)
Île Seguin
92100 Boulogne Billancourt
T. 01 74 34 54 00
www.laseinemusicale.com

Horaires
Du mardi au dimanche de 11h à 19h
Nocturne jusqu’à 20h les soirs de concert
Fermé le lundi et certains jours fériés

Tarifs
Plein : 14,5€
Réduit : 12€ / 9€
Gratuit pour les – 12 ans

Bel hommage à Jacques Chirac pour les dix ans du Quai Branly

Parcourez l’histoire culturelle du 20ème siècle à travers le portrait de l’ancien Président de la république, fervent défenseur des cultures lointaines. A travers plus de 150 œuvres issues des collections publiques et privées françaises et étrangères et une soixantaine de dates clés de l’histoire culturelle, l’exposition tisse les fils du destin d’un homme et ceux de l’histoire des civilisations extra-européennes. Statues, masques, figures de la féminité, objets précieux, costumes traditionnels et art contemporain constituent cette exposition riche en découverte.

Masques Inuit Ammassalik  rapporté en 1934 par Paul Emile Victor d'une expédition au GroenlandC’est en France, à Paris, avec ses concitoyens que Jacques Chirac a eu à cœur de partager la passion des autres qui est la sienne. Cette volonté s’incarne dans le musée du quai Branly dont il annonce la création dès 1995, après sa victoire à l’élection présidentielle. « Il est beaucoup plus qu’un musée. En multipliant les points de vue, il ambitionne de restituer, dans toute leur profondeur et leur complexité, les arts et les civilisations de tous ces continents. Par là, il veut promouvoir, auprès du public le plus large, un autre regard, plus ouvert et plus respectueux, en dissipant les brumes de l’ignorance, de la condescendance ou de l’arrogance qui, dans le passé, ont été si souvent présentes et ont nourri la méfiance, le mépris, le rejet, c’est là ce contre quoi Jacques Chirac n’a eu de cesse, sa vie durant, de lutter, au nom d’une passion, celle qui le poussait à aller vers les autres » explique Jean-Jacques Aillagon.

Jean-Jacques Aillagon, commissaire de l’exposition est aussi et surtout directeur des affaires culturelles à la Ville de Paris lorsque Jacques Chirac en était le maire, puis ministre de la Culture sous la présidence de ce dernier, confie : « L’exposition dresse de Jacques Chirac une sorte de portrait culturel tout en proposant aux visiteurs son possible musée qui dirait à la fois ses passions, ses goûts, ses choix, ses rencontres. S’y croisent à la fois, le Japon, la Chine, l’Amérique précolombienne, les Inuits, l’Afrique bien évidemment, mais aussi ce qu’on a appelé les arts et traditions populaires, témoins de la passion de Jacques Chirac pour cette culture, elle aussi désormais lointaine du monde rural. De faon générale l’exposition parcourt toutes les civilisations, ou pratiquement toutes, auxquelles il a marqué son intérêt mais souvent aussi son soutien militant. ».

Jacques Chirac le 15 octobre 2001 soutenait à la tribune de l’Unesco  : « La réponse à la mondialisation-laminoir des cultures, c’est la diversité culturelle, une diversité fondée sur la conviction de chaque peuple a un message singulier à délivrer au monde ».

L’exposition met surtout en lumière le contexte dans lequel Chirac a évolué. De son service militaire en Algérie à la manière dont sa politique a contribué à développer sa passion pour les cultures non occidentales.

On apprendra peu au sujet de la vie privée de l’ancien Président mise à part la découverte de quelques clichés et objets de sa collection personnelle.

Bernadette Chirac, ici en présence de Laurent Delahousse, a fait le déplacement lors de l’inauguration de l’exposition le 20 juin 2016.

Bernadette Chirac et Laurent Delahousse, Jacques Chirac ou le dialogue des cultures, musée du quai branlyEXPOSITION : Jacques Chirac ou le dialogue des cultures

  • Jusqu’au dimanche 09 octobre 2016
  • Fermeture le lundi / mardi, mercredi, dimanche :  11h00-19h00
  • Jeudi, vendredi, samedi :  11h00-21h00
  • Tous publics
  • Plein tarif :  9,00 €
  • Tarif réduit :  7,00 €

jardin musée du quai branly

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