Ce qu’il faut retenir de la fashion week parisienne printemps-été 2018 !

La semaine de la mode la plus attendue de l’année vient de toucher à sa fin avec le défilé Louis Vuitton qui s’est déroulé hier au musée du Louvres. Cette saison estivale 2018 s’annonce à la fois riche en style et en glamour avec des collections qui n’ont pas laissé indifférent. Cuir, épaules carrées ou bouffantes chez Saint Laurent par Anthony Vaccarello VS salopettes couture et vestes frangées chez Balmain par Olivier Rousteing, les couturiers n’ont une fois de plus pas déçus. Les stars Hollywoodiennes étaient bien évidemment au rendez-vous. Nous avons assisté à plusieurs temps forts, on vous raconte…

  • Le set SAINT LAURENT

C’est sans aucun doute à Saint Laurent que la palme revient cette saison, avec sa merveilleuse idée de s’emparer du Trocadéro pour y faire défiler ses créations.

Une dame de fer scintillante en arrière plan pour habiller le podium en plein air, que dire ? POW ! Une maison ne pouvait pas rêver mieux pour lancer la fashion week parisienne. Magique !

L’actrice Robin Wright (Wonder Woman), le chanteur Lenny Kravitz, les tops Kate Moss, Naomi Campbell, Farida Khelfa et Amber Valetta ainsi que les comédiennes Catherine Deneuve, Charlotte Gainsbourg, Chloe Sevigny et Lou Doillon ont fait le déplacement. Rien que ça !

Bien que spectaculaire, l’Oasis chez Chanel n’a a pas pu rivaliser avec la tour Eiffel vêtue de ses plus belles lumières. La maison Dior a proposé un défilé miroir, un peu comme si l’on se retrouvait dans une caverne des glaces, plutôt intéressant. Un éclat que l’on a pu retrouver chez Moncler « Gamme rouge » dont les boules à facettes disco ont davantage brillé que la collection. Oups !

  • Le premier rang BALMAIN

Si Saint Laurent a agité les photographes avec son premier rang, Balmain les a quant à lui surexcités. Pour cause, Olivier Rousteing et ses VS angels ( Natalia Vodianova, Alessandra Ambrosio, Jourdan Dunn, Cindy Bruna, Karolina Kurkova, Sara Sampaio etc.) ont attiré les célébrités les plus médiatisées du moment. Que ce soit les joueurs de football du PSG Neymar jr. et Daniel Alves, l’iconique Pamela Anderson, le chanteur M Pokora, Anna Wintour ou la top modèle des années 90 Claudia Schiffer, les flashs n’ont cessé de nous éblouir avant la présentation de la superbe collection ( voir notre video ici).

  • La basket flashback Louis Vuitton

Entre futurisme et retour vers les 90’s, la nouvelle basket Vuitton va faire un malheur. Rappelez-vous la folie autour des « No Box » entre 1990-1995, les filles en portaient toutes. C’est reparti pour un tour !

La basket Louis Vuitton printemps été 2018

  • Le chapeau oversize Jacquemus

Ou comment faire une entrée remarquée sur la plage à Saint-Trop’ ? Ce chapeau est le must-have des fashionistas exubérantes et libérées qui veulent faire sensation l’été prochain ! On adore.

Le chapeau printemps été 2018 par Jacquemus

  • Le collier à double frange Elie Saab

Repéré au détour d’une collection inspirée de l’Amazonie, ce collier est une merveille. Imposant mais chic, il viendra parer les décolletés les plus osés avec délicatesse et dynamisme.

Collier Elie Saab collection printemps été 2018 #PFW

  • Le t-shirt Louis Vuitton

Quand le créateur Nicolas Ghesquière fait un clin d’œil a son pote Millie Bobby Brown, star de la série Stranger Things, dont la saison 2 est attendue avec impatience, cela donne lieu à un t-shirt tribute façon fan-art qui va vite devenir collector.

LOUIS VUITTON X STRANGER THINGS

  • Les souliers ISABEL MARANT

La créatrice Isabel Marant propose des sandales originales qui se prêteront à toutes les occasions. Pour le soir, elle en orne quelques-unes de strass de façon à briller un peu plus mais toujours avec simplicité.

NB : A noter, la paire de mules homme en cuir d’ores et déjà très appréciée par la gente masculine.

Cela dit, si vous vous sentez d’humeur espiègle et affirmée, les cuissardes en PVC façon bottes de pluie  chez Chanel devraient également vous séduire.

Cuissardes Chanel printemps été 2018

Pour les plus classiques, les chaussures façon chaussons de ville Rochas en satin sont à prendre en compte.

rochas

  • Les sœurs Hadid, grandes absentes

Si les noms de mannequins tels que Charlee Fraser, Mckenna Hellam, Kaia Gerber ( la fille de Cindy Crawford) ou Lea Julian ont été cités dans la presse, car elles ont le plus défilé cette saison, c’est avec regret que nous n’avons pas retrouvé Gigi et Bella Hadid sur les catwalks. Leur présence aux fashion weeks new-yorkaise et milanaise, ne présageait pas cette soudaine absence. D’autant plus que Gigi Hadid faisait une apparition parisienne à la soirée Messika pour sa collaboration avec la marque de bijoux. Kendall Jenner a déserté également cette saison. Qué pasa ???  Rendez-nous nos Top !

  • Le final le plus fun : THOM BROWNE

Bien que la créatrice Andra Dumitrascu ait présenté son travail sur le quai du métro parisien, ce qui en soi, est une prestation très audacieuse, c’est le créateur américain Thom Browne qui s’offre la clôture de show la plus inattendue.

En effet, c’est une licorne géante guidée et animée par trois mannequins qui a mis fin à sa collection, le tout sur un fond de « partir là-bas », musique originale de « La petite sirène » de Disney. Un côté féérique que l’on aurait penser trouver davantage sur les collections haute-couture.

  • La soirée où il fallait être vu : La CR fashion book x Circoloco au Yoyo

Au-delà d’avoir un magazine qui porte son nom, Carine Roitfeld est l’amie des stars. Alors, forcément lorsque celle que l’on nomme « la queen » organise une soirée ultra privée c’est tout le show-business qui se bouscule à l’entrée. On y était !

Le gratin de la mode, du cinéma et de la musique s’est réunit dans les dessous du Palais de Tokyo pour célébrer la #CR1999 party en collaboration avec Maybelline et Circoloco (voir notre vidéo ici) .

On a pu y croiser l’acteur Leonardo Dicaprio caché sous sa casquette des Yankees, le chanteur Robin Thicke, l’ex chanteuse des Black Eyed Peas Fergie mais aussi Olivia Culpo, Jesse Metcalfe (Desperate Housewives), Olivier Rousteing, Met & Marcus, Ellen Von Unwerth, Jasmine Sanders, Jordan Barrett, les anges de Victoria’s Secret ( Shanina Shaik, Doutzen Kroes (adorables), Izabel Goulart, Karlie Kloss, Joan Smalls, Jasmine Tookes, Taylor Hill, Barbara Palvin, Cindy Bruna etc.) pour ne citer qu’eux. Difficile pour Vogue magazine de rivaliser le lendemain soir avec sa disco party au Petit palais.

  • Le dîner le plus select : LOUIS VUITTON au RITZ

Le 2 octobre dernier, Louis Vuitton inaugurait sa nouvelle boutique place Vendôme à Paris. Pour l’occasion, un parterre de stars s’est donné rendez-vous dans cette maison imaginée par l’architecte américain Peter Marino.

Mais c’est à quelques pas, dans les salons du Ritz que les célébrités se sont retrouvées en très petit comité autour d’un dîner gastronomique auquel nous avons pu assister ( voir la vidéo ici).

Nous y avons croisé les égéries de la maison de couture parmi les rédacteurs en chef mode. Ont répondu présentes, les actrices Cate Blanchett, Julianne Moore, Léa Seydoux, Jennifer Connelly, Ruth Negga, Michelle Williams, Raffey Cassidy, Laura Harrier, Catherine Deneuve et Alicia Vikander. Mais aussi le comédien Jaden Smith, l’animatrice Florence Ferrari, le producteur Mark Ronson, les photographes Patrick Demarchelier et Ellen Von Unwerth ou encore le tout frais rédac’ chef du Vogue British Edward Enninful.

On a vu : La journaliste mode Suzy Menkès se réfugier dans un coin pour mieux capter la wifi et poster ses vidéos de défilés (pas facile !). Emmanuelle Alt esquiver gentiment Carine Roitfeld pour ne pas lui faire la bise (pas bien !). Babeth Djian quitter le dîner la première (pas le temps !).

Les prestigieux convives ont été ensuite invités à rejoindre le club Le Vendôme où Will Smith donnait un concert privé. Rejoint par ses deux fils, Trey & Jaden, sur scène il a entonné sa célèbre reprise de « Just the two of us » (moment !).

Mais c’est avec Michelle Williams et sa BFF Busy Phillips que nous nous sommes le plus amusés sur la piste sur les tubes des Destiny’s child mixés par Dj Jazzy Jeff.

 

 

Interview Victoria Silvstedt : « J’ai été patiente »

On ne présente plus Victoria Silvstedt, jet-setteuse de renom et playmate star des années 1990, la jolie plante a plusieurs cordes à son arc. C’est en tant qu’égérie pour la marque éponyme d’une jeune créatrice suisse, Joelle Flora, que cette beauté des pays nordiques revient cette fois. Guys & People a souhaité en savoir plus cette business woman aussi glam que sympathique !

Victoria Silvstedt in Paris ( Hotel Prince de Galles) promoting Joelle Flora new fashion collection.

Victoria Silvstedt in Paris ( Hotel Prince de Galles) promoting Joelle Flora new fashion collection.

G&P : Pourquoi avoir accepté de représenter cette marque jeune créateur ?

Victoria Silvstedt : Car Joelle Flora est une très bonne amie à moi que je connais depuis très longtemps. Elle a du style, un goût magnifique, incroyable. On a commencé notre collaboration il y a environ un an et demi, elle a dessiné une robe pour moi pour la montée des marches lors du festival de Cannes avec laquelle j’ai obtenu beaucoup de retombées presse. Je me suis rendue au showroom, dans son atelier à Genève et on a vraiment travaillé ensemble. Je lui ai expliqué exactement ce que je désirais et avec tous ses tissus exceptionnels de grande qualité, c’était plutôt facile. Je sais que cette marque va cartonner car c’est du niveau de qualité de Valentino ou Chanel. Tout est cousu à la main.

Victoria Silvstedt lors du 68ème festival de Cannes dans une robe signée Joelle Flora.

Victoria Silvstedt lors du 68ème festival de Cannes dans une robe signée Joelle Flora.

On peut être surpris de vous voir représenter des jeunes créateurs quand on sait que vous portez souvent du Oscar de la renta ou du Elie Saab lors d’événements mondains. C’est donc réellement ce label « qualité » qui vous a convaincu…

Exactement, mais c’est aussi affectif et je souhaite l’encourager car elle n’a même pas 25 ans et je pense qu’elle a tout compris. Elle a commencé tout doucement avec quelques créations et aujourd’hui elle réalise des collections. Des grands magasins comme le Bongénie à Genève par exemple lui ont pris beaucoup de pièces. Elle est aussi au Multi-brand shop à Monaco au milieu de marques comme Givenchy ou Alaïa. Elle est vraiment implantée dans le circuit des designers de luxe. Et pour ma part, j’adore ce genre de robes pour les cocktails et les soirées, surtout les courtes (rires). C’est le genre de robes où tu te sens très glamour, féminine et sexy en même temps.

Vous êtes mannequin, actrice, animatrice TV, comment s’est passé votre expérience dans le show-business en France ?

J’ai commencé à travailler à Paris lorsque j’avais 17 ou 18 ans, c’était très dur au début. J’étais Miss Suède à l’époque et je pensais que tout allait être très facile en arrivant à Paris. Mais quand tu arrives sur place c’est comme si tu prenais une douche froide. ‘Tu es trop grande, tu es trop musclée, tu es trop sportive, tu es trop blonde’ trop ci, trop ça, ‘tu dois perdre 10kg », tu sais tu finies par perdre toute confiance en toi. J’avais participé à Miss Monde, je pensais être prête pour attaquer Paris mais les professionnels dans cette ville avaient une autre vision. J’ai perdu du poids, j’ai fait moins de sport et après six mois les choses se sont arrangées. J’ai commencé à obtenir des contrats et à travailler avant de me rendre à Los Angeles. C’est là-bas que ma véritable carrière a commencé. Mon come-back en France, et mon arrivée sur le petit écran, c’était vraiment par pur hasard.

Et vous avez même réussi à travailler avec Christophe Dechavanne qui a la réputation d’être assez « difficile »,  très exigeant de ses collaborateurs ?

Oulala (rires) grâce à ma patience, je suis une personne très patiente et j’ai été patiente dans ce cas. Mais je ne crache pas dans la soupe, il m’a donné cette chance et je vous avouerai que je ne pensais pas que cette aventure professionnelle allait durer aussi longtemps. On pensait qu’on allait faire juste quelques émissions et que ça s’arrêterait plus ou moins vite mais la sauce a pris et c’était le début d’une longue et belle aventure.

Vous avez apporté une touche glamour sur le plateau de « La roue de la fortune »…

De folie surtout (rires). Et j’insiste sur le fait que rien n’était prévu, il y avait beaucoup d’improvisation, c’était moi au naturel. Le public a apprécié et les audiences étaient bonnes. C’était bien différent de la version des années 1980/1990, c’était plus frais et puis il y avait le petit chien etc.

Victoria Silvstedt for 'Guys and people'.Aujourd’hui on parle de vous comme future danseuse dans « Dans avec les stars » sur TF1 en France ?

Oh my god, j’ai déjà donné une fois pour ‘Ballando con le stelle‘, la version italienne (rires). Je n’ai participé qu’à une partie du show et puis c’était tellement dur que j’ai préféré tout arrêter. Je n’aurais jamais pu tenir trois mois, mes pieds étaient dans un état, c’était juste impossible. J’ai beaucoup de respect pour ceux qui vont jusqu’au bout. Et pour tout vous dire, je n’ai pas le rythme dans la peau (rires). Et vous imaginez les critiques lorsque les gens vont me voir danser ? Mais pour ne rien vous cacher, je réfléchis encore à cette proposition, j’ai dit ‘peut-être’ mais la durée du programme me fait peur, trois mois ça me semble énorme.

Vous pourriez rebondir sur le succès du programme pour annoncer d’autres projets personnels comme l’ont fait certains participants ?

Oui tout à fait, mais je ne suis pas dans une logique commerciale mais davantage dans la gestion de mon image.

Quelle est votre actualité ?

J’utilise mon nom pour une marque de maillots de bain « Very Victoria Silvstedt » qui marche très bien dans les pays scandinaves. Je travaille pour la télévision en Suède et à Londres et je suis actuellement en négociation avec E! et Discovery channel pour des projets d’émissions. Par exemple, on me propose un show autour d’un concept de style de vie autour du monde. Il y aura les ‘girls of london’, les ‘girls of Monaco’, et comme je suis souvent sur le rocher, je suis la parfaite candidate. Ce serait un programme sur le business, le luxe de Monaco etc. mais j’étudie la question car je veux quelque chose de ‘classe’. Si j’accepte, le tournage est prévu pour fin avril 2016.

Victoria Silvstedt prend la pose pour promouvoir sa marque de maillots de bain.

Victoria Silvstedt prend la pose pour promouvoir sa marque de maillots de bain.

Toute reproduction interdite sans la mention Guysandpeople.fr

Interview Joelle Flora : “Mieux vaut être OverDressed qu’ UnderDressed”

Guys & People est allé à la rencontre de Joelle Flora, jeune créatrice suisse qui présentait en toute intimité sa troisième collection en plein cœur de la semaine de la mode parisienne. Une collection à inspiration orientale qui saura séduire les fans de broderie, de dentelle et de strass…

Young designer Joelle Flora in Paris to present her new fashion collection.

G&P : A seulement 24 ans, vous vous lancez sur le marché périlleux de la mode, comment ça se passe ?

Joelle Flora : C’est difficile avec beaucoup d’épreuves à surmonter. Il y a énormément de travail derrière cette aventure mais c’est avec beaucoup de passion que je le fais.

Vous avez constitué une équipe solide…

Oui, je travaille avec quatre couturiers à plein temps dans mon atelier à Genève et avec une assistante qui m’aide à suivre tous mes projets.

Atelier Joelle FloraVotre grand-mère était couturière et votre grand-père marchand de tissus, c’est d’eux que provient cette passion pour la couture ?

J’ai toujours apprécié le travail de couture de ma grand-mère, laquelle exerce encore aujourd’hui, et été admirative de tous ces tissus que vendaient mon grand père aux Philippines, mais au-delà-de ça, la mode est quelque chose qui a toujours été en moi. Je ne surveillais pas leur travail de près, j’ai développé ma passion en regardant le travail des grands créateurs. Mais il est évident que le métier de ma grand-mère m’a facilité les choses.

Quel est votre parcours, vous avez intégré une école de mode ?

Non, j’ai fait une école de business management, car il y a beaucoup de gestion derrière une griffe. Mais j’ai vraiment appris sur le tas, j’ai travaillé dans l’ombre d’une couturière et appris énormément sur les différents tissus. C’est d’ailleurs un point sur lequel j’insiste beaucoup concernant ma marque, je travaille avec des tissus de grande qualité, c’est l’une des forces de ma marque.

En regardant votre collection, on constate l’omniprésence de la broderie, des sequins, des cristaux, cela nous rappelle incontestablement le travail des créateurs libanais comme Elie Saab ou Zuhair Murad, vous inspirent-ils ?

Tout à fait mais je ne suis pas libanaise (rires). J’ai des origines égyptiennes et syriennes et c’est la raison pour laquelle c’est très oriental. Il est certain qu’ils font de très belles collections, de très beaux modèles qui m’inspirent beaucoup mais j’ai ma touche personnelle, un peu plus jeune peut-être. Mes modèles sont différents, mes robes ont toutes un soutien-gorge intégré, c’est très pratique pour les femmes. Avec cette technique, elles n’ont pas à chercher le soutien-gorge assorti ou s’embêter lorsqu’elles portent un dos nu. Je pense que ma clientèle est un peu plus jeune mais il est vrai que j’ai de plus en plus de femmes mûres dans ma clientèle. L’effet « soutif » (rires).

Ce n’est pas le seul point fort de votre collection rassurez-nous ?

Non (rires), ce sont des vêtements que l’on peut porter et que je me vois porter. Je n’ai pas encore le label Haute Couture mais je ne peux pas dire que c’est du prêt-à-porter, c’est du entre deux. J’utilise le tissu de la Haute Couture, des tissus très précieux qui viennent de France, d’Italie et de Suisse. Je vais me fournir là où les grandes maisons de couture s’approvisionnent comme Chanel, Elie Saab ou Valentino. C’est exactement la même dentelle mais sur des modèles qui me semblent un peu plus pétillants de ce que l’on propose habituellement avec ce genre de tissus. Cela dit, j’ai une variété de modèles pour répondre à toutes les occasions et à toutes les femmes de 15 à 60 ans.

Vous avez déjà organisé un défilé de votre marque ?

Pas encore, mais ma marque a déjà été présentée lors d’un défilé organisé par la chambre monégasque de la mode. Un événement où les jeunes créateurs sont mis à l’honneur et où professionnels de la beauté et du show sont mis à notre service. Cela représente énormément de frais et j’attends que ma marque soit davantage installée pour investir dans ce genre d’événement.

En deux mots, la femme type Joelle Flora ?

C’est sûr, une femme très habillée (rires). On me disait toujours « tu es Overdressed » et je répondais souvent « mieux vaut être OverDressed qu’ UnderDressed »(rires). Je dirais, une femme élégante et féminine.

Pourquoi avoir choisi Victoria Silvstedt comme égérie ?

Avant tout car c’est une femme très sympathique, elle veut toujours aider. Elle adore mes robes et les porte tellement bien.

Des célébrités ont déjà porté vos créations ?

J’ai déjà habillé la présentatrice phare sur Fashion TV, Hofit Golan ou encore l’animatrice tv Victoria Bonya en Russie. Ça va venir mais il ne faut pas oublier que cela représente un réel budget. J’espère pouvoir habiller une personnalité lors du prochain festival de Cannes. Une cliente de Los Angeles, qui n’est autre que la manageuse de l’actrice Andie Mcdowell, a porté l’une de mes robes lors des Oscars 2015, c’est un début et j’espère que ça continuera comme cela.

Tv host Hofit Golan in a Joelle Flora dress

Tv host Hofit Golan in a Joelle Flora dress

Interview Mouna Ayoub : « Pour moi un bouton est plus important qu’un homme ! »

GuysAndPeople a rencontré Mouna Ayoub, célèbre femme d’affaires et collectionneuse de pièces Haute-Couture, à l’occasion de la vente aux enchères qu’elle organise pour clôturer la ‘fashion week’ (voir notre article : Mouna Ayoub met ses trésors aux enchères). La jet-setteuse qui vit entre New-York et Monaco, s’est confiée sur ses coups de cœur mode actuels et nous a livré quelques anecdotes sur certaines créations qu’elle va céder dans le cadre de son mécénat.

Mouna Ayoub a déjà vendu plusieurs de ses précieux biens au profit de causes qu’elle soutient comme pour l’Atelier des enfants du Centre Pompidou en 2002.

 C’est au sein d’un hôtel particulier situé dans le 8ème arrondissement avenue Hoche, que Mouna Ayoub nous reçoit. La mécène nous raconte l’histoire d’une partie de sa garde-robe qu’elle va mettre aux enchères pour venir en aide à deux secteurs qu’elle affectionne depuis toujours, la mode et le cinéma. Celle à qui il est arrivé d’acheter des collections haute-couture entières sans même les essayer, se livre à nous sans langue de bois…

G&P : Bonjour Mouna, pouvez-vous nous parler de cet ensemble multicolores assez atypique ?Versace before after - Mouna AyoubMouna Ayoub : « C’est un ensemble signé Gianni Versace pour sa collection printemps-été 1991. Pour moi cet ensemble représente Andy Warhol. J’adore James Dean, et Marylin Monroe était une actrice douée et amusante. Gianni Versace était une chance pour moi, tellement talentueux. Bien que j’ai demandé qu’il me crée un legging assorti à l’ensemble pour couvrir mes jambes, mon ex-mari saoudien, trouvait cette tenue inappropriée. J’ai fini par ne jamais la porter. Cet ensemble était exposé dans mon salon chez moi, tel un tableau. Le sac, avec ses superbes poignets, n’a jamais été utilisé non plus ».

G&P : Vous exposiez vos acquisitions dans votre salon ?

Mouna Ayoub : « (rires) Oui chez moi à Neuilly, 300 mannequins se tenaient dans mon salon. Je m’amusais à changer les robes sur les mannequins, c’était un peu comme mes poupées. Et puis j’alternais, un mois je faisais tout Chanel, l’autre Yves Saint Laurent ou Jean-Paul Gaultier. En fait, j’habillais mes poupées comme si elles étaient moi, car je n’avais pas le droit à l’époque de m’habiller comme bon me semblait. Chez moi, ça sentait fort le naphtaline, (le naphtaline est souvent utilisé comme anti-mites, ndlr) pour protéger mes robes. Ma santé peut en pâtir mais tant que mes robes sont sauvées, ça me va (rires) ».

G&P : Il y a beaucoup de pièces signées Chanel dans votre collection, Karl Lagerfeld est-il votre designer favori ?

Mouna Ayoub : « J’aime tout ce qui est beau et créatif. Naturellement Karl Lagerfeld a une abondance, une fontaine d’idées. La silhouette de la maison Chanel s’adapte parfaitement à la mienne. Et il faut dire que l’«after-sales service» chez Chanel est formidable. Je suis très perfectionniste et je m’offense pour le manque d’un bouton. Dernièrement il manquait un bouton sur l’une de mes tenues de ma collection, et ils ont tout fait pour me le retrouver. Vous voyez pourquoi je ne me remarierai jamais, pour moi un bouton est plus important qu’un homme (rires) ».

G&P : Après avoir soutenu plusieurs célèbres maisons de couture, que pensez-vous de la jeune pousse ?

Mouna Ayoub : « D’abord, je continuerai à soutenir les anciens aux mains de nouveaux couturiers. J’aime la maison Dior, aujourd’hui encore elle propose une grande variété de robes et de sacs. Dernièrement j’ai acheté trois robes créées par Raf Simons. Cette saison je vais assister au défilé d’Alexis Mabille pour découvrir son travail. J’ai repéré des choses intéressantes chez Maxime Simoëns mais il va falloir adapter certaines créations car c’est très court et je suis très vieille (rires). Je trouve ça bien que les maisons de couture prestigieuses telle que Balmain fasse confiance aux jeunes. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé les deux dernières collections d’Olivier Rousteing. Les grands couturiers actuels ne sont pas éternels, ils seront remplacés par les nouveaux talents comme Mabille ou Simoëns et il faut des clientes comme moi pour les encourager ».

G&P : Que pensez-vous du retour de John Galliano chez Margiela ?

Mouna Ayoub : « J’ai assisté au tout premier défilé de Galliano. Aujourd’hui sa dernière collection me laisse perplexe. J’avoue ne pas avoir très bien compris cette collection. Mise à part dans les manteaux magnifiques, je n’ai pas retrouvé Galliano dans les créations. Le début de la collection, était décevant ».

Mouna Ayoub face à une création Haute Couture John Galliano qu'elle va vendre aux enchèresG&P : Le créateur qui ne vous déçoit jamais ?

Mouna Ayoub : « Karl Lagerfeld ».

G&P : Celui qui vous surprend toujours ?

Mouna Ayoub : « Jean-Paul Gaultier ».

G&P : Celui que vous regrettez ?

Mouna Ayoub : « Yves Saint Laurent, je l’admirais ».

G&P : Le créateur des créateurs ?

Mouna Ayoub : « Sans aucun doute, John Galliano était mon créateur fétiche lorsqu’il travaillait chez Dior ».

G&P : Versace de nos jours, vous en pensez quoi ?

Mouna Ayoub : « Aujourd’hui, ils se sont concentrés sur une seule génération de clientes, que je ne citerai pas. C’est dommage ».

G&P : Valentino est toujours dans la course…

Mouna Ayoub : « Est-ce vraiment lui qui dessine aujourd’hui? Moi c’est le créateur qui m’intéresse et non sa griffe ».

G&P : Vous êtes d’origine libanaise, que pensez-vous des créateurs libanais qui ont le vent en poupe sur les tapis rouges hollywoodiens ?

Mouna Ayoub : « Il y a de belles choses mais bien trop de broderies. Ils habillent les princesses arabes mais tout le monde n’est pas une princesse des mille et une nuits. Nous aimons la coupe, la taille, le tafta, la soie, nous voulons voir le tissu au sens noble du terme, et non un tissu recouvert de paillettes. On ne peut pas supporter une collection entièrement brodée. Je ne suis pas venue voir une collection Swarovski (rires). La haute-couture ce n’est pas de la broderie, c’est une coupe, une silhouette, et je le répète, un tissu. J’irai quand même voir Elie Saab cette saison et on verra bien… ».

G&P : La Haute-Couture d’aujourd’hui plus forte que celle de demain ?

Mouna Ayoub : « Ce qui m’inquiète c’est que les petites mains vieillissent. Chanel est l’une des rares maisons à les renouveler, à en former de nouvelles. Je crains qu’il n’y ait pas de renouvellement des petites mains. Le travail des petites mains est plus important que les créations elles-mêmes. C’est grâce à elles qu’un vêtement ne va pas vieillir rapidement. Aujourd’hui il doit me rester environ 1500 pièces haute-couture et je continue d’acheter car je suis une collectionneuse, une collectionneuse de créations de qualité, de créations faites par ces petites mains ».

Mouna Ayoub face au sac vert CHANEL conçu par les ateliers d'art de France.

Vente aux enchères de 3000 pièces de la garde-robe personnelle de Mouna Ayoub, du 30 janvier au 2 février 2015 inclus à l’hôtel des ventes Cornette de Saint Cyr, 6 avenue Hoche, Paris 8ème.

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Vingt mille lieues sous les mers avec Elie Saab

Comme à son habitude, Elie Saab a fait dans la dentelle avec des créations toujours aussi belles que « portables ». Même si le créateur libanais est davantage reconnu pour son travail précis et minutieux en Haute Couture, sa collection prêt-à-porter printemps-été 2015 nous a réservé quelques belles petites surprises…

Elie SaabC’est au fond des océans qu’Elie Saab est allé chercher son inspiration pour sa nouvelle collection qu’il présentait au cœur du jardin des tuileries à Paris. Le designer libanais évoque le monde aquatique dans ses créations à travers des couleurs franches et autres effets de transparence.

Elie Saab Spring Summer 2015Toujours très chic et précieux, le style du créateur reste fidèle à lui-même avec des robes longues en dentelle ultra légères, de la mousseline, de la soie et des sequins.

Des motifs géométriques sur six modèles viennent apporter une touche fraîche et inédite chez le créateur qui était plus que nécessaire…

 … tout comme cet ensemble blanc façon sportswear très chic et son bomber ajouré de dentelle, qui casse le côté impératrice, et apporte une touche trendy et décontractée.

Elie Saab Spring Summer 2015On saluera également le voyage éphémère à travers les dégradés de couleurs vives et exotiques soulevés par la légèreté des matières…

 Ainsi que le final de la collection avec cette robe noire rebrodée, doublée d’un voile majestueux telle une invitation dans l’océan de la nuit…

Elie Saab Spring Summer 2015Parmi les stars présentes, on peut compter les comédiennes Marie-Josée Croze, Clotilde Courau et Déborah François, la créatrice de lingerie Chantal Thomass, la chanteuse Elissa et le mannequin espagnol Eugenia Silva.

Elie Saab : Le bal de l’impératrice se poursuit…

Fidèle à lui-même, le créateur libanais Elie Saab a proposé une collection Haute-Couture digne des plus belles princesses de ce monde. Encore une fois, son travail de broderie dans la finesse a fait l’unanimité à Paris lors de la présentation de ses nouvelles créations le 22 janvier dernier…

Il n’y a que les impératrices qui sont dignes de respirer l’air printanier soufflé par Elie Saab. De collection en collection, le créateur propose des robes très élégantes, véritables odes à la féminité.

Certes, on peut parfois avoir l’impression que les robes du créateur restent dans un même style et qu’il ne sort pas souvent de ses sentiers battus. On retrouve ainsi au fur et à mesure du temps, ces tailles délicatement affirmées à l’aide de petites ceintures, la dentelle rebrodée de paillettes et les perles discrètes qui viennent parfaire cette association méticuleuse. Mais les reines ne se contentent que du prestige et de l’excellence, et ça, et c’est un style en soi, le créateur l’a bien compris. La femme Elie Saab en représentation ne veut pas être la plus « avant-gardiste » mais la plus « classe » !

Pour cette collection intitulée « promesse de printemps » 48 looks se succèdent sur le podium rythmées par les hits «Blow» et «Superpowder» de Beyoncé. Robes longues de bal et robes de cocktails sont  définitivement prêtes à mettre le feu aux tapis rouges du monde entier.

Les manches longues transparentes revêtues de fleurs ou de paillettes donnent une fraîcheur aux robes roses poudré en tulle, en dentelle ou en mousseline drapée. Le top asymétrique parfois recouvert d’un foulard est remarqué et remarquable! La sagesse des cols droits anticipe la fureur des bustiers et autres cols V vertigineux, toujours maitrisés dans le respect de la pureté d’une reine. Les robes couleur jaune d’or apportent de la lumière éclatante à la collection avec leurs pierres, perles et paillettes brodées. Enfin la fluidité des drapés est sans mesure mais c’est lors des passages des robes longues en tulle ou gazar de soie à la jupe volumineuse que le public retrouve la touche royale  du créateur.

Comme tout bon conte de fée, l’histoire se termine alors par un mariage grandiose. La princesse Elie Saab apparait dans une sublime robe de mariée bustier de couleur beige rosé en organza de soie telle une Cendrillon s’apprêtant à monter dans son carrosse enchanté… magique on vous dit !

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