EXCLU GuysAndPeople : Lisa Rinna : “Je vais sortir ma collection de rouge à lèvres”

Lisa Rinna, la star de « The Real Housewives of Beverly Hills », a accordé une interview exclusive à GuysAndPeople dans le cadre du lancement de sa marque de prêt-à-porter féminin chez QVC France, la chaîne de télé-achat numéro un dans le monde. Belle, ambitieuse et décidée à faire de sa passion, la mode, un business international, l’actrice américaine s’est confiée librement sur ses projets, sa famille et sa collection…

ITW Lisa Rinna exclu GuysAndPeople G&P : C’est la première fois que l’on entend parler de votre ligne de vêtements pour femmes en France, pourquoi avoir décidé de lancer votre marque ?

Lisa Rinna : J’ai lancé ma marque aux États-Unis en 2012, je fête donc en 2017 le cinquième anniversaire de « The Lisa Rinna collection ». J’avais deux boutiques à Los Angeles nommées Belle Gray (les deuxième prénom de ses deux filles) . Elles ont dû fermer leurs portes mais j’avais toujours souhaité lancer une collection pour les femmes de toutes les tailles. Ceci est devenu possible grâce à QVC la même année.

Les boutiques Belle Gray ont fermé leurs portes en 2012G& P : Quel est le style de votre collection ? Est-ce du « casual », du « trendy » ou du haut de gamme ?

Lisa Rinna : C’est du « cosy comfy california chic »  (traduisez des vêtements cool, confortables au  style chic californien).

G& P : Vous dessinez les looks, les modèles ?

Lisa Rinna : Oui, je travaille avec une équipe de designers très restreinte. Je tire mon inspiration de toutes les places où je vais. Je fais beaucoup de shopping, je vais dans des magasins vintages, on regarde ensemble ce qu’il y a dans mon dressing et on s’inspire du mélange de tout cela. On prend des photos, on dessine en prenant en compte les matières que j’apprécie, c’est une collaboration qui fonctionne.

G&P : De quelle manière votre griffe se différencie des autres collections et marques de célébrités actuellement sur le marché ?

Lisa Rinna : C’est une question intéressante. Comme mes collections s’orientent sur la vibe « cosy comfy california chic » ça la rend différente d’entrée de jeu. Nous sommes peu sur ce créneau, c’est un mélange de confort et d’élégance. Elle est différente également car j’utilise des matières très douces mais faciles à porter. On peut se sentir confortable tout en étant chic. J’ai géré deux boutiques durant 10 ans, j’ai rencontré des milliers de clientes, lesquelles on a essayé de conseiller au mieux. Je sais ce que cela signifie de gérer une boutique de fond en comble.  J’ai géré et formé une équipe de sept personnes et je sais aussi ce que ça coûte (rires), donc j’ai les pieds sur terre concernant l’élaboration de mes pièces. Je sais ce que j’aime et j’aimerais le partager avec toutes les femmes. Des vêtements dans lesquels elles pourraient se sentir vraiment bien.

G&P : Comment définiriez vous la femme type qui porte votre collection ?

Lisa Rinna : Des femmes de tous les âges premièrement, par exemple, mes filles sont adolescentes et elles portent les vêtements de ma marque. Et d’un autre côté, ma mère qui a fête ses 89 ans la semaine dernière porte également mes créations. Il y a un véritable écart d’âge entre les femmes qui portent ma marque. Je pensais avoir principalement des clientes âgées de 30 à 60 ans mais mes collections sont très universelles et étant donné que toutes les tailles sont disponibles j’ai un public plus large. Et j’adore ça !

G&P : Prenez-vous cette aventure mode au sérieux ou est-ce juste une envie du moment dans votre carrière ? Etes-vous sur une ambition à la Victoria Beckham ou est-ce juste pour l’amour de la mode et de partager votre style avec les femmes ?

Lisa Rinna : C’est juste une combinaison de tout ce que j’adore. Sans prétention, tout ce que j’ai aimé et ai développé a rencontré beaucoup de succès. Honnêtement, lorsque vous aimez faire une chose, que vous êtes passionnée par celle-ci et que votre travail finit par plaire aux gens c’est juste fun. Je pense que c’est le rêve de toute personne. Et au-delà de ce fait, cette aventure me tient à cœur car c’est une affaire de famille. Mon mari (l’acteur Harry Hamlin) est très impliqué dans ce business, il aide également sur le design de mes collections, et gère tous les aspects financiers, c’est l’homme de la situation. Lorsque nous avions nos boutiques, c’est lui qui les avaient construites de ses mains. Il s’agit donc d’un réel projet qui a plus de 15 ans aujourd’hui, je ne surfe pas sur la tendance.

 G&P : Vous êtes une vraie fashion victim, via Instagram on a pu découvrir votre goût pour les grands créateurs tels que Dolce & Gabbana, avez-vous un créateur français que vous affectionnez particulièrement ?

Lisa Rinna : Je suis une vraie fashion victim (rires), j’adore la mode. Je n’ai pas de favori, car la mode change et mes goûts aussi. Mais je suis une fan inconditionnelle de Saint Laurent, Givenchy, Dior et Louis Vuitton qui sont mes préférés à Paris.

Lisa Rinna, Delilah Hamlin et Amelia Hamlin en Dolce & GabbanaG&P : Au-delà de votre collection, vos filles Delilah Belle et Amelia Gray connaissent actuellement un coup de projecteur dans le monde de la mode, êtes-vous êtes en passe de devenir une momager comme Kris Jenner ou davantage une Yolanda Hadid dans l’ombre, spectatrice du succès de ses enfants ?

Lisa Rinna : Je suis les deux (rires) mais définitivement en train de devenir une momager. Car  lorsque vous avez des adolescentes vous êtes obligée de surveiller ce genre de choses de près. Amelia vient d’avoir seize ans et elle vient d’être signée chez IMG models. Elle a besoin de supervision. Delilah a fêté ses dix-neuf ans, et ce sont encore des bébés. Elles ont besoin de leur mère pour tout encadrer et contrôler. Mais elles sont aussi des jeunes filles très fortes qui savent ce qu’elles veulent. Je tiens à souligner que le mannequinat est leur passion pas la mienne. Le mannequinat n’est pas une profession que je veux qu’elles suivent mais une profession qu’elles veulent suivre. Je suis juste là pour surveiller que tout se passe bien et leur éviter tout stress inutile.

G&P : Vous savez que le monde de la mode peut-être très dur, vous ne pourrez pas toujours leur tenir la main…

Lisa Rinna : Je sais que c’est un business très rude, je le sais car j’en ai fait partie. Le milieu de la mode et celui d’Hollywood sont très similaires. Le rejet y est très important et ça ne dure pas très longtemps. Moi et mon mari, avons évolué dans ces milieux depuis un certain temps, nous sommes donc a priori capables de les mettre en garde de certaines choses qui peuvent arrivées dans ce business. Je pense qu’il faut beaucoup prier et les sensibiliser à ce dans quoi elles mettent les pieds. La réalité de ce métier au-delà des paillettes et des couvertures de magazines. C’est une toute petite fenêtre pour elles, Delilah est une chanteuse donc j’espère qu’elle l’utilisera pour montrer ce qu’elle sait faire et percer  dans la musique. Pour ma part, je pense que pour réussir dans ces domaines, elles doivent aller au-delà de leur apparence. Toutes deux savent dessiner, elles ont du style et plusieurs talents. J’espère qu’elles prendront cette expérience dans le mannequinat pour la développer dans un projet plus grand et plus solide dans la durée. Elles sont jeunes mais travaillent dur donc je les applaudis et les soutiens dans tout ce qu’elles entreprennent.

G&P : Elles sont les deux nouvelles « sœurs » dont tout le monde parle…

Lisa Rinna : Vous savez les médias parlent des « sœurs », de leur comptes Instagram, de la tv réalité où elles apparaissent. On les compare à Gigi et Bella Hadid mais aussi à Kendall et Kylie Jenner. Je pense que c’est le moule du moment, rien a été calculé, c’est juste le bon moment pour être mannequin.

G&P : En France, vous êtes connue principalement pour avoir interprété le rôle de Taylor McBride dans la série Melrose Place mais aussi pour votre plastique et vos célèbres lèvres. Avez-vous exploité cette particularité sur vos collections ? Retrouve-t-on votre bouche en motifs sur certains modèles ?

Lisa Rinna : Super question, intéressant (rires). Je n’ai encore jamais créé de modèles avec mes lèvres sur les collections passées mais maintenant que vous le soulignez j’adore l’idée. Rien que pour GuysAndPeople et en exclusivité mondiale, je peux vous dire que je vais sortir ma collection de rouge à lèvres aux États-Unis qui sera lancé dans les trois à six prochains mois et ce sera mon nouveau défi !

Lisa Rinna dans le rôle de Taylor McBride dans la série Melrose Place diffusée sur TF1Toute reproduction interdite sans la mention guysandpeople.fr

Remerciements à Djamila Hazene-Kedjem chez QVC France et Marie Antoinette RP

Interview Mouna Ayoub : « Pour moi un bouton est plus important qu’un homme ! »

GuysAndPeople a rencontré Mouna Ayoub, célèbre femme d’affaires et collectionneuse de pièces Haute-Couture, à l’occasion de la vente aux enchères qu’elle organise pour clôturer la ‘fashion week’ (voir notre article : Mouna Ayoub met ses trésors aux enchères). La jet-setteuse qui vit entre New-York et Monaco, s’est confiée sur ses coups de cœur mode actuels et nous a livré quelques anecdotes sur certaines créations qu’elle va céder dans le cadre de son mécénat.

Mouna Ayoub a déjà vendu plusieurs de ses précieux biens au profit de causes qu’elle soutient comme pour l’Atelier des enfants du Centre Pompidou en 2002.

 C’est au sein d’un hôtel particulier situé dans le 8ème arrondissement avenue Hoche, que Mouna Ayoub nous reçoit. La mécène nous raconte l’histoire d’une partie de sa garde-robe qu’elle va mettre aux enchères pour venir en aide à deux secteurs qu’elle affectionne depuis toujours, la mode et le cinéma. Celle à qui il est arrivé d’acheter des collections haute-couture entières sans même les essayer, se livre à nous sans langue de bois…

G&P : Bonjour Mouna, pouvez-vous nous parler de cet ensemble multicolores assez atypique ?Versace before after - Mouna AyoubMouna Ayoub : « C’est un ensemble signé Gianni Versace pour sa collection printemps-été 1991. Pour moi cet ensemble représente Andy Warhol. J’adore James Dean, et Marylin Monroe était une actrice douée et amusante. Gianni Versace était une chance pour moi, tellement talentueux. Bien que j’ai demandé qu’il me crée un legging assorti à l’ensemble pour couvrir mes jambes, mon ex-mari saoudien, trouvait cette tenue inappropriée. J’ai fini par ne jamais la porter. Cet ensemble était exposé dans mon salon chez moi, tel un tableau. Le sac, avec ses superbes poignets, n’a jamais été utilisé non plus ».

G&P : Vous exposiez vos acquisitions dans votre salon ?

Mouna Ayoub : « (rires) Oui chez moi à Neuilly, 300 mannequins se tenaient dans mon salon. Je m’amusais à changer les robes sur les mannequins, c’était un peu comme mes poupées. Et puis j’alternais, un mois je faisais tout Chanel, l’autre Yves Saint Laurent ou Jean-Paul Gaultier. En fait, j’habillais mes poupées comme si elles étaient moi, car je n’avais pas le droit à l’époque de m’habiller comme bon me semblait. Chez moi, ça sentait fort le naphtaline, (le naphtaline est souvent utilisé comme anti-mites, ndlr) pour protéger mes robes. Ma santé peut en pâtir mais tant que mes robes sont sauvées, ça me va (rires) ».

G&P : Il y a beaucoup de pièces signées Chanel dans votre collection, Karl Lagerfeld est-il votre designer favori ?

Mouna Ayoub : « J’aime tout ce qui est beau et créatif. Naturellement Karl Lagerfeld a une abondance, une fontaine d’idées. La silhouette de la maison Chanel s’adapte parfaitement à la mienne. Et il faut dire que l’«after-sales service» chez Chanel est formidable. Je suis très perfectionniste et je m’offense pour le manque d’un bouton. Dernièrement il manquait un bouton sur l’une de mes tenues de ma collection, et ils ont tout fait pour me le retrouver. Vous voyez pourquoi je ne me remarierai jamais, pour moi un bouton est plus important qu’un homme (rires) ».

G&P : Après avoir soutenu plusieurs célèbres maisons de couture, que pensez-vous de la jeune pousse ?

Mouna Ayoub : « D’abord, je continuerai à soutenir les anciens aux mains de nouveaux couturiers. J’aime la maison Dior, aujourd’hui encore elle propose une grande variété de robes et de sacs. Dernièrement j’ai acheté trois robes créées par Raf Simons. Cette saison je vais assister au défilé d’Alexis Mabille pour découvrir son travail. J’ai repéré des choses intéressantes chez Maxime Simoëns mais il va falloir adapter certaines créations car c’est très court et je suis très vieille (rires). Je trouve ça bien que les maisons de couture prestigieuses telle que Balmain fasse confiance aux jeunes. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé les deux dernières collections d’Olivier Rousteing. Les grands couturiers actuels ne sont pas éternels, ils seront remplacés par les nouveaux talents comme Mabille ou Simoëns et il faut des clientes comme moi pour les encourager ».

G&P : Que pensez-vous du retour de John Galliano chez Margiela ?

Mouna Ayoub : « J’ai assisté au tout premier défilé de Galliano. Aujourd’hui sa dernière collection me laisse perplexe. J’avoue ne pas avoir très bien compris cette collection. Mise à part dans les manteaux magnifiques, je n’ai pas retrouvé Galliano dans les créations. Le début de la collection, était décevant ».

Mouna Ayoub face à une création Haute Couture John Galliano qu'elle va vendre aux enchèresG&P : Le créateur qui ne vous déçoit jamais ?

Mouna Ayoub : « Karl Lagerfeld ».

G&P : Celui qui vous surprend toujours ?

Mouna Ayoub : « Jean-Paul Gaultier ».

G&P : Celui que vous regrettez ?

Mouna Ayoub : « Yves Saint Laurent, je l’admirais ».

G&P : Le créateur des créateurs ?

Mouna Ayoub : « Sans aucun doute, John Galliano était mon créateur fétiche lorsqu’il travaillait chez Dior ».

G&P : Versace de nos jours, vous en pensez quoi ?

Mouna Ayoub : « Aujourd’hui, ils se sont concentrés sur une seule génération de clientes, que je ne citerai pas. C’est dommage ».

G&P : Valentino est toujours dans la course…

Mouna Ayoub : « Est-ce vraiment lui qui dessine aujourd’hui? Moi c’est le créateur qui m’intéresse et non sa griffe ».

G&P : Vous êtes d’origine libanaise, que pensez-vous des créateurs libanais qui ont le vent en poupe sur les tapis rouges hollywoodiens ?

Mouna Ayoub : « Il y a de belles choses mais bien trop de broderies. Ils habillent les princesses arabes mais tout le monde n’est pas une princesse des mille et une nuits. Nous aimons la coupe, la taille, le tafta, la soie, nous voulons voir le tissu au sens noble du terme, et non un tissu recouvert de paillettes. On ne peut pas supporter une collection entièrement brodée. Je ne suis pas venue voir une collection Swarovski (rires). La haute-couture ce n’est pas de la broderie, c’est une coupe, une silhouette, et je le répète, un tissu. J’irai quand même voir Elie Saab cette saison et on verra bien… ».

G&P : La Haute-Couture d’aujourd’hui plus forte que celle de demain ?

Mouna Ayoub : « Ce qui m’inquiète c’est que les petites mains vieillissent. Chanel est l’une des rares maisons à les renouveler, à en former de nouvelles. Je crains qu’il n’y ait pas de renouvellement des petites mains. Le travail des petites mains est plus important que les créations elles-mêmes. C’est grâce à elles qu’un vêtement ne va pas vieillir rapidement. Aujourd’hui il doit me rester environ 1500 pièces haute-couture et je continue d’acheter car je suis une collectionneuse, une collectionneuse de créations de qualité, de créations faites par ces petites mains ».

Mouna Ayoub face au sac vert CHANEL conçu par les ateliers d'art de France.

Vente aux enchères de 3000 pièces de la garde-robe personnelle de Mouna Ayoub, du 30 janvier au 2 février 2015 inclus à l’hôtel des ventes Cornette de Saint Cyr, 6 avenue Hoche, Paris 8ème.

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Fashion Mix : Mode d’ici, créateurs d’ailleurs

« Savoir-faire français », « made in France », ces notions validées par acheteuses et autres professionnels de la mode international, résonnent dans nos oreilles depuis le XIXème siècle. Or, cette mode française est souvent conçue par des créateurs étrangers et il fallait leur rendre hommage. C’est ce que le musée de l’histoire de l’immigration à Paris a décidé de mettre en place autour de 120 modèles d’hier et d’aujourd’hui exposés dans son enceinte du 9 décembre 2014 au 31 mai 2015.

Fashion Mix : Mode d'ici créateurs d'ailleursLes créations signées Chanel par Karl Lagerfeld, Elsa Schiaparelli, Kenzo, Balenciaga, Paco Rabanne, Valentino, Azzedine Alaïa, ou encore Givenchy par Riccardo Tisci, sont présentes sur le podium de l’exposition « Fashion mix » et nous émerveillent de leur originalité. A ces pièces exceptionnelles s’ajoutent 150 documents d’archives (tableaux, documents administratifs, lettres, coupures de presse, carnets de notes…) qui illustrent l’histoire de ces créateurs venus d’ailleurs et à l’imagination débordante, qui ont marqué l’histoire de la mode à jamais.

Alexandre Samson, assistant d’Olivier Saillard, commissaire général de l’exposition et directeur du Palais Galliera, nous raconte le parcours des designers, depuis leur arrivée à Paris à leur apogée dans le monde de la mode. Certains quittaient leur pays pour des raisons politiques, d’autres se devaient juste de présenter leur travail dans la ville « Haute couture ».

Mais le succès de certains ne s’est pas fait sans obstacles. On apprend que la racisme en France n’a pas épargné le secteur de la mode et des créateurs en ont fait les frais. Quand les créations de Kenzo se voient critiquées dans les pages du Figaro avec des titres comme « Nippés par les nippons ! », Azzedine Alaïa se fait littéralement virer de chez Christian Dior car il est d’origine tunisienne à Paris en pleine période de la guerre d’Algérie.

Heureusement les mentalités ont évolué et Paris est aujourd’hui la seule ville au monde à accueillir autant de créateurs étrangers, lesquels contribuent à son rayonnement planétaire.

«Fashion Mix. Mode d’ici, créateurs d’ailleurs », au musée de l’histoire de l’immigration, avenue Daumesnil, 75012 Paris. Jusqu’au 31 mai 2015.

Frimousses de Créateurs : Les Designers se mobilisent pour le Darfour

Pour la onzième année consécutive, designers, maisons de coutures prestigieuses et grands joailliers ont offert leurs services à l’UNICEF France afin de venir en aide aux enfants du Darfour au Soudan.

Cette action intitulée « Frimousses de Créateurs » a permis de recueillir 85 pièces, lesquelles seront mises aux enchères le 24 novembre 2014 au Théâtre du châtelet à Paris.

A cette occasion, un vernissage a été organisé le 17 novembre dernier dans ce même lieu afin de présenter ces œuvres d’art, parmi lesquelles une majorité de poupées à l’effigie des griffes sur une thématique précise, l’Opéra. Gucci, Prada, Dior, Chanel, Dolce & Gabbana, Gaultier ou encore Elie Saab ont ainsi rivalisé d’imagination afin de présenter « LA » cantatrice dans son plus bel apparat.

L’UNICEF qui mène un véritable combat pour que les droits des enfants dans le monde soient respectés a, via l’opération « Frimousses de Créateurs », mis en avant deux droits fondamentaux : Le droit à l’identité et le droit à la santé. Chaque créateur a ainsi donné un nom à sa poupée, son œuvre, et de fournir un certificat d’authenticité faisant référence à la carte d’identité/certificat de naissance.

Bien que Lara Fabian, la marraine de cœur de l’édition 2014, n’ait pas brillé de sa présence, Michèle Barzach, présidente de l’UNICEF France, a pris le micro afin de sensibiliser la presse face à la situation actuelle au Darfour.

En raison d’importants mouvements de population, le Darfour est confronté à la résurgence de maladies évitables par la vaccination, telles que la diphtérie, la rougeole, la coqueluche ou la méningite. Sur place, 3,5 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire. En 2013, l’événement « Frimousses de Créateurs » a permis de collecter près de 185 500 euros directement affectés à cette campagne de vaccination. Une mobilisation du secteur de la mode et du luxe qui trouve donc toute son importance dans cette action de charité. Car sous la beauté de ces poupées et de ces œuvres se cache une véritable précarité devant laquelle chacun ne peut rester insensible. 300 000 enfants pourront être vaccinés en 2015 si la vente aux enchères permet de rassembler une somme généreuse auprès des collectionneurs et autres amateurs d’art.

Frimousses de créateursTilmann Grawe, Max Chaoul, Bernard Montiel et Jean-Claude Jitrois ont notamment fait le déplacement pour témoigner leur engagement à cette noble cause.

Dans la jungle de John Galliano

John Galliano s’apprête à faire un retour en grandes pompes lors de la fashion week Haute Couture pour la maison Martin Margiela. A 53 ans, le couturier britannique va tenter de renaitre sur les podiums tel un phoenix après « l’affaire » qui lui a valu d’être expulsé de chez Dior.

John Galliano, défilé prê-à-porter printemps-été 2015En attendant cet événement, la griffe du créateur continue d’exister sous la direction artistique de Bill Gaytten. Ce dernier a présenté au Centorial à Paris, une collection exotique avec motifs cocotier et faune latine.

John Galliano (16)

Bill Gaytten

Une immersion dans la jungle avec plusieurs nuances de vert et de marron, des feuilles, des matières légères mais aussi des coupes structurées au niveau des vestes et manteaux ainsi qu’une légère touche pailletée pour les tenues de soirée.

Côté accessoire, de la hauteur pour mettre en valeur les robes longues avec des chaussures plateformes qui seront de la “party” cet été !

Une jolie brochette de mannequins rayonne au premier rang du défilé avec la belle Noémie Lenoir, Nina Agdal et Barbara Cabrita. Mais aussi le PDG de Christian Dior couture Sidney Toledano, la comédienne Natasha Andrews et l’animatrice Ophelie Meunier.

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