Damart x Chantal Thomass : La collaboration inattendue !

Chaud devant ! La créatrice de lingerie Chantal Thomass et le créateur du célèbre Thermolactyl, Damart s’associent le temps d’une collection capsule cet hiver… C’est désormais pour son style séducteur que la cliente Damart va faire frissonner !

chantal-thomass-x-damartVoilà plus de 40 ans que Chantal Thomas, la reine des dessous chics, séduit les femmes du monde avec ses créations de lingerie toujours plus  abouties. Broderie, dentelle et transparence sont les qualificatifs qui caractérisent le mieux son art délicat.

chantal-thomass-sassocie-a-damart-pour-les-fetes-2016 Aujourd’hui après avoir donné un coup de pep’s aux filles du Crazy Horse, à la cannette Coca-Cola et même à Barbie, la dame à la frange s’attaque à l’enseigne du nord de la France, Damart.

damart-x-chantal-thomassAvec cette collaboration, Damart,  enseigne connue pour combattre le froid, va pouvoir apporter la touche glamour qu’il manquait peut-être à ses collections. Car Chantal Thomass transpose le Thermolactyl dans un univers cabaret sexy, en rose, noir et gris, marié à la dentelle de Calais et aux nœuds de satin. Cette  collection capsule est à la fois très féminine et sexy, le tout à des prix très abordables.

Une collection disponible dès novembre 2016 et qui va sans doute attirer une clientèle plus jeune. La précédente collaboration de la maison française avec le collectif parisien Andrea Crews, (une collection de chaussons cocooning 100% green, brodés de messages ludiques pour lutter contre le réchauffement climatique, ndlr) avait déjà été remarquée par les modeuses.

Avec ses « collabs », la marque Damart fait évoluer son image et transperce les clichés qu’elle porte sur le dos. Chantal Thomass quant à elle, prouve une fois de plus qu’elle aime les challenges et comme ce fut le cas avec l’enseigne TATI en 2014, elle nous prouvera qu’elle relèvera celui-ci haut la main. Avis aux frileuses, il est temps d’être hot !

Making-off du shooting de la campagne publicitaire de la collection DAMART x Chantal Thomass

Collection capsule

4 thèmes – 20 pièces

(dentelle • corset • imprimé • volants)

20 pièces de lingerie, homewear & prêt-à-porter. Thermolactyl degré 2 et degré 5 exclusivement. Du XS au L. A partir de 39€

Disponible dès novembre 2016 dans le réseau magasins de Damart, les pop-up stores Damart Thermolactyl et le site damart.fr

ELLE magazine célèbre son numéro spécial mode au Ritz à Paris

Le magazine ELLE offrait hier soir une ‘garden party’ digne de ce nom à ses chers collaborateurs dans l’enceinte du Ritz, hôtel légendaire à Paris. Une soirée organisée en l’honneur du lancement de l’édition « Spécial Mode » pour laquelle célébrités françaises et personnalités du monde de la mode ont fait le déplacement.

Lancement du ELLE 'spécial mode' au Ritz à Paris

Le même soir, le magazine Grazia (groupe Mondadori) fêtait également son spécial mode à la cathédrale américaine de Paris mais dans une toute autre ambiance. Le lieu atypique accueillait une scène punk, un photomaton et des danseuses de tous les sexes. Nous avons préféré le « chic » en plein air au divertissement dans l’obscurité cette fois-ci.

Après quatre années de rénovation, Le Ritz − hôtel cinq étoiles de renom qui habille la place Vendôme à Paris − a rouvert ses portes. Un lieu luxueux que beaucoup n’avaient pas eu la chance d’inaugurer depuis son renouveau en mars 2016. Le magazine féminin ELLE (groupe Lagardère) ne pouvait choisir meilleur lieu pour attirer les foules à sa « fashion party ».

Chaque année l’hebdomadaire fête le lancement de son numéro « spécial mode » la dernière semaine du mois d’août. Un peu comme les autres magazines de mode qui misent tout sur leur #SeptemberIssue, le numéro de rentrée du ELLE est censé donner le ton de la saison de la mode aux lectrices. Il est donc très important. En kiosques depuis le 26 aout 2016, l’édition propose trois couvertures à collectionner avec les mannequins Arizona Muse, Linesy Monteiro et Grace Hartzel. Dans ses pages, beaucoup de style, de pages de publicté (obligé) mais aussi une interview de Cate Blanchett et un portrait de Joséphine Baker.

les trois couvertures du ELLE special mode 2016Designers, mannequins iconiques, animatrices TV et chanteuses entre autres sont venus récupérer la version collector du magazine lors de cette « garden party » où le volume de la musique aurait gagné à être un peu plus fort mais où le service et l’esprit estival étaient plus que charmants.

Une belle soirée d’été où le style a côtoyé le luxe avec virtuosité dans un esprit très mode parisienne. Vivement l’année prochaine !

Atelier Versace : La femme ultra sexy et déterminée !

La maison Italienne Versace a donné coup d’envoi de la semaine Haute Couture à Paris. Des pièces d’exception pour lesquelles les différents ateliers ont fourni un travail acharné afin de faire honneur à leur griffe sur le catwalk. Et Versace n’a pas déçu avec sa définition de la femme fatale…

 Donatella Versace au Défilé Haute Couture Versace printemps - été 2016

Donatella Versace au Défilé Haute Couture Versace printemps – été 2016

« Je pense que les femmes peuvent  être fortes et réaliser leurs rêves tout en étant belles et élégantes. Cette collection est destinée à toutes les femmes qui  tracent leur propre chemin. ». Le ton est donné,  c’est la femme glamour et déterminée qui est incarnée dans ce défilé printemps-été 2016 intitulé « Athletic couture ».

Tailleurs cintrés, robes courtes tantôt brodées tantôt scintillantes, longues robes drapées aux fentes vertigineuses ou encore le retour fulgurant du fuseau des années 1980, que les clientes porteront  perchées sur des talons, la collection Atelier Versace Haute Couture printemps été 2016 est originale et complète !

Les tenues sont à la fois expressives et très dynamiques. Elles dégagent beaucoup d’énergies tout en étant légères et provocantes.

Telle la méduse, symbole de la marque, la femme Versace vous captive et vous transcende. Son corps parfait est exposé aux yeux de tous au travers de matières fluides rythmées par cordes et sangles.

En effet, les ceintures ont laissé place à des cordelettes façon nœuds marins customisées de pierres Swarovski, lesquels on retrouve également sur les sublimes souliers de la collection.

Sandales à talons Versace - Défilé Haute Couture Versace printemps - été 2016La touche sexy et la transparence sont omniprésentes avec un jeu de découpe et des ouvertures sur nombre de pièces.

Robes papillons & fourreaux arachnéens…

Enfin, le blanc immaculé comme Versace l’aime tant est  marié parfois à des détails néons pour un effet tonique.

Un style très sophistiqué qui a séduit la tête pensante de Givenchy, Riccardo Tisci, présent pour encourager sa consœur et compatriote : « J’ai beaucoup aimé, j’ai adoré », nous confie-t-il.Riccardo Tisci au Défilé Haute Couture Versace printemps - été 2016Quant à la chanteuse britannique Rita Ora, elle n’aura pas attendu le défilé pour se vêtir d’une des pièces les plus « hot » de la collection. Une petite robe corail très suggestive qui tenait qu’à un fil, quasi semblable que celle présentée par le sublime ange de Victoria Secret, Joan Smalls sur le podium.

Anna Wintour, Suzy Menkes, Carine Roitfeld, Babeth Djian, Alexander Wang,  Anthony Vaccarello mais aussi le footballeur Ezequiel Lavezzi ou l’actrice Adriana Abascal ont fait le déplacement pour applaudir ces nouvelles pièces cousues mains présentées par la crème des mannequins internationaux de Gigi Hadid à Irina Shayk en passant par Rosie Huntington-Whiteley, Lara Stone et Natasha Poly.

Jennifer Lopez : Muse et égérie de Zuhair Murad

ZUHAIR MURAD WITH JENNIFER LOPEZ BACKSTAGE AFTER HER CONCERT IN ISTANBULOn ne présente plus Jennifer Lopez. Du statut de danseuse en second plan dans les clips de Janet Jackson à celui de star internationale, la petite fille du Bronx s’est tracée un chemin semé d’étoiles dans le show-business.

Si ses prestations vocales ne font pas toujours l’unanimité, son physique lui est loin d’être moqué. La bombe latine, surnommée « la guitarra » pour ses formes généreuses, est un modèle de beauté pour nombre de femmes à travers le monde.

Côté style, Jennifer Lopez en fait des tonnes. Depuis 1998, miss Lopez est passée par plusieurs phases et looks toujours coordonnés à l’image de ses petits amis. La street girl quand elle a fréquenté le rappeur P. Diddy, la bcbg lorsqu’elle s’affichait aux bras de Ben Affleck  ou encore la latina chic lorsqu’elle était l’épouse du crooneur latino Marc Anthony.

La quarantaine rayonnante, Jennifer Lopez est finalement épanouie et propose une nouvelle allure sur les tapis rouges. Un style qui ne se cache pas dans l’ombre d’un homme mais qui s’inscrit dans la tendance à mi-chemin entre l’orient et l’occident.

Si Elie Saab est le premier à avoir imposé le style oriental sur les red-carpets du monde entier, c’est sur le travail de l’autre grand couturier libanais, Zuhair Murad, que « Jlo » a craqué. Tout a commencé lorsque la bomba latina a porté une pièce du créateur lors du Met ball gala (Costume Institute Gala) à New York le 3 mai 2010. Une robe bustier couleur gris perle dont le travail de broderie rappelle la queue d’un paon.

Depuis, la chanteuse ne peut plus se passer de lui. Que ce soit aussi bien pour les Oscars, pour la promotion d’American Idol ou encore pour la conception intégrale des tenues de sa première tournée mondiale en 2012, c’est Zuhair Murad qu’elle désire.

Le créateur ne tarde pas d’éloges au sujet son égérie naturelle : « Elle aime mon style et j’aime beaucoup l’habiller car elle a un corps magnifique et sait mettre en valeur les pièces qu’elle porte. C’est une femme merveilleuse et amusante. » confie-t-il à nos confrères de Paris Match. Une admiration réciproque qui s’est immortalisée en novembre 2013, lorsque les deux désormais « amis » collaborent avec la société Mattel pour la création d’une Barbie, à l’effigie de l’interprète de « Jenny from the block », habillée par Zuhair Murad.

Plus bas, en photos on constatera que Jennifer Lopez est en réalité bien plus qu’une égérie pour Zuhair Murad, elle incarne la signature couture au quotidien de la marque. c’est LA femme plurielle que le créateur définit si bien à chacune de ses collections. Une party-girl à l’aise aussi bien dans une combinaison seconde-peau arachnéenne ultra sexy que dans un tailleur en crêpe et dentelle chantilly très distingué.

Mais que Zuhair Murad soit prudent, sa « muse » est courtisée par les challengers du Moyen-Orient, lesquels ont cerné les points faibles de Jennifer Lopez, à savoir les paillettes et la transparence. Par conséquent il n’est pas rare de la voir dans des tenues Charbel Zoe ou encore Yousef el Jasmi… à qui la fera briller le plus ?

Revivons ensemble quelques moments forts de Jennifer Lopez sous la griffe de Zuhair Murad :

American Music awards 2011 :

 Golden Globe awards 2011 :

Oscars 2012 :

Vanity Fair post-oscars party 2012 :

American Music Awards 2013 + Dsquared2 dinner party au Chateau Marmont

Golden Globe awards 2013 + Weinstein Company’s after party  :

Billboard music awards 2013 :

Human Rights Campaign national dinner 2013 :

Golden Globe awards 2015 + The Weinstein Company & Netflix after party  :

Vanity Fair post-oscars party 2015 :

American Music Awards 2015

Dance again world tour 2012 :

American Idol (différentes saisons)

Mais aussi…

 Résidence à Las Vegas “All I Have” 2016

Balmain x H&M : Une pre-sale party de folie !

S’il y avait une soirée attendue par les fashionistas les plus passionnées c’était bien celle-là ! Hier soir, mardi 3 novembre se tenait dans la plus grande discrétion la pre-sale party exclusive de la collection capsule Balmain x H&M. Une collection prêt-à-porter qui propose plus de 100 pièces pour femmes et hommes toutes plus stylées les unes que les autres. Un événement que Guys & People n’aurait raté pour rien au monde !!!

Campagne Balmain x H&MDévoilée le 17 mai 2015 lors de la cérémonie des Billboard Music Awards à Los Angeles, la collection Balmain x H&M a suscité un engouement immédiat auprès du public « à la mode ». D’autant plus que le supermodel du moment Kendall Jenner, issue de la fratrie Kardashian, est le mannequin star de la campagne de promotion qui sillonne la toile comme les tableaux publicitaires de Paris à New York.

 Cuissardes interminables, blazers chics et robes ultra-brodées sont le fruit de cette collaboration qui s’annonce ô déjà fructueuse pour les deux entreprises. Et pour cause, c’est la première fois que la totalité des pièces proposées est fidèle aux collections que l’on retrouve chaque saison sur les podiums de la maison de couture française.

Par ailleurs, il faut souligner que depuis l’arrivée du designer Olivier Rousteing à la direction artistique en 2011, la griffe jouit d’une image fraîche et pimpante comme jamais !Et avec cette nouvelle collaboration, qui rend l’esprit de la marque accessible à tous, la #Balmaination va s’accroître considérablement.

En attendant, quelques privilégiés triés sur le volet ont pu s’offrir en avant-première les pièces de cette collection événement lors d’une soirée organisée au palais Brongniart, place de la bourse à Paris.

Olivier Rousteing, Dudley O'Shaughnessy, Ana Girardot, Daisy Lowe, Jeanne Damas, Betty Autier et Atlanta de Cadenet à la soirée Balmain x HM à Paris le 3 novembre 2015

Olivier Rousteing, Dudley O’Shaughnessy, Ana Girardot, Daisy Lowe, Jeanne Damas, Betty Autier et Atlanta de Cadenet à la soirée Balmain x HM à Paris le 3 novembre 2015

Sur le beat hip-hop et r&b du DJ Kiddy Smile, les danseurs officiels de la #Balmaination (dont la belle Lara Laquiz) , tous vêtus des créations Balmain x H&M, se lancent dans une chorégraphie voguing qui a captivé l’attention générale.

Une mise en bouche qui s’est terminée sur l’ouverture d’une boutique éphémère où chaque convive a essayé de se procurer son précieux sésame.

La boutique éphémère lors de la soirée Balmain x H&M à Paris le 3 novembre 2015.Si Jean-Roch , le roi du clubbing, est reparti les mains chargées tout comme la jolie mannequin Noémie Lenoir, d’autres comme le chroniqueur Ariel Wizman ont eu un peu moins de chance mais ne sont pas repartis bredouilles.

Il faut dire que dans l’euphorie, chaque invité a laissé la “fashion victim” en lui prendre le dessus sur son attitude de rigueur.

Ainsi après deux heures dans une jingle dorée, Olivier Rousteing a pu prendre le micro pour remercier ses équipes et lancer un message d’espoir à tous les jeunes et moins jeunes qui rêvent de réaliser un jour leur projet «  Car si vous croyez en vos rêves, vous allez réussir !!! » clamait-il devant une foule admirative la mode plein les yeux…

La collection Balmain x H&M est disponible dès le 5 novembre 2015 dans certaines boutiques H&M, lesquelles sont à consulter sur le site de la marque suédoise. Bonne chance à toutes et à tous !!!

Interview Victoria Silvstedt : « J’ai été patiente »

On ne présente plus Victoria Silvstedt, jet-setteuse de renom et playmate star des années 1990, la jolie plante a plusieurs cordes à son arc. C’est en tant qu’égérie pour la marque éponyme d’une jeune créatrice suisse, Joelle Flora, que cette beauté des pays nordiques revient cette fois. Guys & People a souhaité en savoir plus cette business woman aussi glam que sympathique !

Victoria Silvstedt in Paris ( Hotel Prince de Galles) promoting Joelle Flora new fashion collection.

Victoria Silvstedt in Paris ( Hotel Prince de Galles) promoting Joelle Flora new fashion collection.

G&P : Pourquoi avoir accepté de représenter cette marque jeune créateur ?

Victoria Silvstedt : Car Joelle Flora est une très bonne amie à moi que je connais depuis très longtemps. Elle a du style, un goût magnifique, incroyable. On a commencé notre collaboration il y a environ un an et demi, elle a dessiné une robe pour moi pour la montée des marches lors du festival de Cannes avec laquelle j’ai obtenu beaucoup de retombées presse. Je me suis rendue au showroom, dans son atelier à Genève et on a vraiment travaillé ensemble. Je lui ai expliqué exactement ce que je désirais et avec tous ses tissus exceptionnels de grande qualité, c’était plutôt facile. Je sais que cette marque va cartonner car c’est du niveau de qualité de Valentino ou Chanel. Tout est cousu à la main.

Victoria Silvstedt lors du 68ème festival de Cannes dans une robe signée Joelle Flora.

Victoria Silvstedt lors du 68ème festival de Cannes dans une robe signée Joelle Flora.

On peut être surpris de vous voir représenter des jeunes créateurs quand on sait que vous portez souvent du Oscar de la renta ou du Elie Saab lors d’événements mondains. C’est donc réellement ce label « qualité » qui vous a convaincu…

Exactement, mais c’est aussi affectif et je souhaite l’encourager car elle n’a même pas 25 ans et je pense qu’elle a tout compris. Elle a commencé tout doucement avec quelques créations et aujourd’hui elle réalise des collections. Des grands magasins comme le Bongénie à Genève par exemple lui ont pris beaucoup de pièces. Elle est aussi au Multi-brand shop à Monaco au milieu de marques comme Givenchy ou Alaïa. Elle est vraiment implantée dans le circuit des designers de luxe. Et pour ma part, j’adore ce genre de robes pour les cocktails et les soirées, surtout les courtes (rires). C’est le genre de robes où tu te sens très glamour, féminine et sexy en même temps.

Vous êtes mannequin, actrice, animatrice TV, comment s’est passé votre expérience dans le show-business en France ?

J’ai commencé à travailler à Paris lorsque j’avais 17 ou 18 ans, c’était très dur au début. J’étais Miss Suède à l’époque et je pensais que tout allait être très facile en arrivant à Paris. Mais quand tu arrives sur place c’est comme si tu prenais une douche froide. ‘Tu es trop grande, tu es trop musclée, tu es trop sportive, tu es trop blonde’ trop ci, trop ça, ‘tu dois perdre 10kg », tu sais tu finies par perdre toute confiance en toi. J’avais participé à Miss Monde, je pensais être prête pour attaquer Paris mais les professionnels dans cette ville avaient une autre vision. J’ai perdu du poids, j’ai fait moins de sport et après six mois les choses se sont arrangées. J’ai commencé à obtenir des contrats et à travailler avant de me rendre à Los Angeles. C’est là-bas que ma véritable carrière a commencé. Mon come-back en France, et mon arrivée sur le petit écran, c’était vraiment par pur hasard.

Et vous avez même réussi à travailler avec Christophe Dechavanne qui a la réputation d’être assez « difficile »,  très exigeant de ses collaborateurs ?

Oulala (rires) grâce à ma patience, je suis une personne très patiente et j’ai été patiente dans ce cas. Mais je ne crache pas dans la soupe, il m’a donné cette chance et je vous avouerai que je ne pensais pas que cette aventure professionnelle allait durer aussi longtemps. On pensait qu’on allait faire juste quelques émissions et que ça s’arrêterait plus ou moins vite mais la sauce a pris et c’était le début d’une longue et belle aventure.

Vous avez apporté une touche glamour sur le plateau de « La roue de la fortune »…

De folie surtout (rires). Et j’insiste sur le fait que rien n’était prévu, il y avait beaucoup d’improvisation, c’était moi au naturel. Le public a apprécié et les audiences étaient bonnes. C’était bien différent de la version des années 1980/1990, c’était plus frais et puis il y avait le petit chien etc.

Victoria Silvstedt for 'Guys and people'.Aujourd’hui on parle de vous comme future danseuse dans « Dans avec les stars » sur TF1 en France ?

Oh my god, j’ai déjà donné une fois pour ‘Ballando con le stelle‘, la version italienne (rires). Je n’ai participé qu’à une partie du show et puis c’était tellement dur que j’ai préféré tout arrêter. Je n’aurais jamais pu tenir trois mois, mes pieds étaient dans un état, c’était juste impossible. J’ai beaucoup de respect pour ceux qui vont jusqu’au bout. Et pour tout vous dire, je n’ai pas le rythme dans la peau (rires). Et vous imaginez les critiques lorsque les gens vont me voir danser ? Mais pour ne rien vous cacher, je réfléchis encore à cette proposition, j’ai dit ‘peut-être’ mais la durée du programme me fait peur, trois mois ça me semble énorme.

Vous pourriez rebondir sur le succès du programme pour annoncer d’autres projets personnels comme l’ont fait certains participants ?

Oui tout à fait, mais je ne suis pas dans une logique commerciale mais davantage dans la gestion de mon image.

Quelle est votre actualité ?

J’utilise mon nom pour une marque de maillots de bain « Very Victoria Silvstedt » qui marche très bien dans les pays scandinaves. Je travaille pour la télévision en Suède et à Londres et je suis actuellement en négociation avec E! et Discovery channel pour des projets d’émissions. Par exemple, on me propose un show autour d’un concept de style de vie autour du monde. Il y aura les ‘girls of london’, les ‘girls of Monaco’, et comme je suis souvent sur le rocher, je suis la parfaite candidate. Ce serait un programme sur le business, le luxe de Monaco etc. mais j’étudie la question car je veux quelque chose de ‘classe’. Si j’accepte, le tournage est prévu pour fin avril 2016.

Victoria Silvstedt prend la pose pour promouvoir sa marque de maillots de bain.

Victoria Silvstedt prend la pose pour promouvoir sa marque de maillots de bain.

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Interview Joelle Flora : “Mieux vaut être OverDressed qu’ UnderDressed”

Guys & People est allé à la rencontre de Joelle Flora, jeune créatrice suisse qui présentait en toute intimité sa troisième collection en plein cœur de la semaine de la mode parisienne. Une collection à inspiration orientale qui saura séduire les fans de broderie, de dentelle et de strass…

Young designer Joelle Flora in Paris to present her new fashion collection.

G&P : A seulement 24 ans, vous vous lancez sur le marché périlleux de la mode, comment ça se passe ?

Joelle Flora : C’est difficile avec beaucoup d’épreuves à surmonter. Il y a énormément de travail derrière cette aventure mais c’est avec beaucoup de passion que je le fais.

Vous avez constitué une équipe solide…

Oui, je travaille avec quatre couturiers à plein temps dans mon atelier à Genève et avec une assistante qui m’aide à suivre tous mes projets.

Atelier Joelle FloraVotre grand-mère était couturière et votre grand-père marchand de tissus, c’est d’eux que provient cette passion pour la couture ?

J’ai toujours apprécié le travail de couture de ma grand-mère, laquelle exerce encore aujourd’hui, et été admirative de tous ces tissus que vendaient mon grand père aux Philippines, mais au-delà-de ça, la mode est quelque chose qui a toujours été en moi. Je ne surveillais pas leur travail de près, j’ai développé ma passion en regardant le travail des grands créateurs. Mais il est évident que le métier de ma grand-mère m’a facilité les choses.

Quel est votre parcours, vous avez intégré une école de mode ?

Non, j’ai fait une école de business management, car il y a beaucoup de gestion derrière une griffe. Mais j’ai vraiment appris sur le tas, j’ai travaillé dans l’ombre d’une couturière et appris énormément sur les différents tissus. C’est d’ailleurs un point sur lequel j’insiste beaucoup concernant ma marque, je travaille avec des tissus de grande qualité, c’est l’une des forces de ma marque.

En regardant votre collection, on constate l’omniprésence de la broderie, des sequins, des cristaux, cela nous rappelle incontestablement le travail des créateurs libanais comme Elie Saab ou Zuhair Murad, vous inspirent-ils ?

Tout à fait mais je ne suis pas libanaise (rires). J’ai des origines égyptiennes et syriennes et c’est la raison pour laquelle c’est très oriental. Il est certain qu’ils font de très belles collections, de très beaux modèles qui m’inspirent beaucoup mais j’ai ma touche personnelle, un peu plus jeune peut-être. Mes modèles sont différents, mes robes ont toutes un soutien-gorge intégré, c’est très pratique pour les femmes. Avec cette technique, elles n’ont pas à chercher le soutien-gorge assorti ou s’embêter lorsqu’elles portent un dos nu. Je pense que ma clientèle est un peu plus jeune mais il est vrai que j’ai de plus en plus de femmes mûres dans ma clientèle. L’effet « soutif » (rires).

Ce n’est pas le seul point fort de votre collection rassurez-nous ?

Non (rires), ce sont des vêtements que l’on peut porter et que je me vois porter. Je n’ai pas encore le label Haute Couture mais je ne peux pas dire que c’est du prêt-à-porter, c’est du entre deux. J’utilise le tissu de la Haute Couture, des tissus très précieux qui viennent de France, d’Italie et de Suisse. Je vais me fournir là où les grandes maisons de couture s’approvisionnent comme Chanel, Elie Saab ou Valentino. C’est exactement la même dentelle mais sur des modèles qui me semblent un peu plus pétillants de ce que l’on propose habituellement avec ce genre de tissus. Cela dit, j’ai une variété de modèles pour répondre à toutes les occasions et à toutes les femmes de 15 à 60 ans.

Vous avez déjà organisé un défilé de votre marque ?

Pas encore, mais ma marque a déjà été présentée lors d’un défilé organisé par la chambre monégasque de la mode. Un événement où les jeunes créateurs sont mis à l’honneur et où professionnels de la beauté et du show sont mis à notre service. Cela représente énormément de frais et j’attends que ma marque soit davantage installée pour investir dans ce genre d’événement.

En deux mots, la femme type Joelle Flora ?

C’est sûr, une femme très habillée (rires). On me disait toujours « tu es Overdressed » et je répondais souvent « mieux vaut être OverDressed qu’ UnderDressed »(rires). Je dirais, une femme élégante et féminine.

Pourquoi avoir choisi Victoria Silvstedt comme égérie ?

Avant tout car c’est une femme très sympathique, elle veut toujours aider. Elle adore mes robes et les porte tellement bien.

Des célébrités ont déjà porté vos créations ?

J’ai déjà habillé la présentatrice phare sur Fashion TV, Hofit Golan ou encore l’animatrice tv Victoria Bonya en Russie. Ça va venir mais il ne faut pas oublier que cela représente un réel budget. J’espère pouvoir habiller une personnalité lors du prochain festival de Cannes. Une cliente de Los Angeles, qui n’est autre que la manageuse de l’actrice Andie Mcdowell, a porté l’une de mes robes lors des Oscars 2015, c’est un début et j’espère que ça continuera comme cela.

Tv host Hofit Golan in a Joelle Flora dress

Tv host Hofit Golan in a Joelle Flora dress

Interview Mouna Ayoub : « Pour moi un bouton est plus important qu’un homme ! »

GuysAndPeople a rencontré Mouna Ayoub, célèbre femme d’affaires et collectionneuse de pièces Haute-Couture, à l’occasion de la vente aux enchères qu’elle organise pour clôturer la ‘fashion week’ (voir notre article : Mouna Ayoub met ses trésors aux enchères). La jet-setteuse qui vit entre New-York et Monaco, s’est confiée sur ses coups de cœur mode actuels et nous a livré quelques anecdotes sur certaines créations qu’elle va céder dans le cadre de son mécénat.

Mouna Ayoub a déjà vendu plusieurs de ses précieux biens au profit de causes qu’elle soutient comme pour l’Atelier des enfants du Centre Pompidou en 2002.

 C’est au sein d’un hôtel particulier situé dans le 8ème arrondissement avenue Hoche, que Mouna Ayoub nous reçoit. La mécène nous raconte l’histoire d’une partie de sa garde-robe qu’elle va mettre aux enchères pour venir en aide à deux secteurs qu’elle affectionne depuis toujours, la mode et le cinéma. Celle à qui il est arrivé d’acheter des collections haute-couture entières sans même les essayer, se livre à nous sans langue de bois…

G&P : Bonjour Mouna, pouvez-vous nous parler de cet ensemble multicolores assez atypique ?Versace before after - Mouna AyoubMouna Ayoub : « C’est un ensemble signé Gianni Versace pour sa collection printemps-été 1991. Pour moi cet ensemble représente Andy Warhol. J’adore James Dean, et Marylin Monroe était une actrice douée et amusante. Gianni Versace était une chance pour moi, tellement talentueux. Bien que j’ai demandé qu’il me crée un legging assorti à l’ensemble pour couvrir mes jambes, mon ex-mari saoudien, trouvait cette tenue inappropriée. J’ai fini par ne jamais la porter. Cet ensemble était exposé dans mon salon chez moi, tel un tableau. Le sac, avec ses superbes poignets, n’a jamais été utilisé non plus ».

G&P : Vous exposiez vos acquisitions dans votre salon ?

Mouna Ayoub : « (rires) Oui chez moi à Neuilly, 300 mannequins se tenaient dans mon salon. Je m’amusais à changer les robes sur les mannequins, c’était un peu comme mes poupées. Et puis j’alternais, un mois je faisais tout Chanel, l’autre Yves Saint Laurent ou Jean-Paul Gaultier. En fait, j’habillais mes poupées comme si elles étaient moi, car je n’avais pas le droit à l’époque de m’habiller comme bon me semblait. Chez moi, ça sentait fort le naphtaline, (le naphtaline est souvent utilisé comme anti-mites, ndlr) pour protéger mes robes. Ma santé peut en pâtir mais tant que mes robes sont sauvées, ça me va (rires) ».

G&P : Il y a beaucoup de pièces signées Chanel dans votre collection, Karl Lagerfeld est-il votre designer favori ?

Mouna Ayoub : « J’aime tout ce qui est beau et créatif. Naturellement Karl Lagerfeld a une abondance, une fontaine d’idées. La silhouette de la maison Chanel s’adapte parfaitement à la mienne. Et il faut dire que l’«after-sales service» chez Chanel est formidable. Je suis très perfectionniste et je m’offense pour le manque d’un bouton. Dernièrement il manquait un bouton sur l’une de mes tenues de ma collection, et ils ont tout fait pour me le retrouver. Vous voyez pourquoi je ne me remarierai jamais, pour moi un bouton est plus important qu’un homme (rires) ».

G&P : Après avoir soutenu plusieurs célèbres maisons de couture, que pensez-vous de la jeune pousse ?

Mouna Ayoub : « D’abord, je continuerai à soutenir les anciens aux mains de nouveaux couturiers. J’aime la maison Dior, aujourd’hui encore elle propose une grande variété de robes et de sacs. Dernièrement j’ai acheté trois robes créées par Raf Simons. Cette saison je vais assister au défilé d’Alexis Mabille pour découvrir son travail. J’ai repéré des choses intéressantes chez Maxime Simoëns mais il va falloir adapter certaines créations car c’est très court et je suis très vieille (rires). Je trouve ça bien que les maisons de couture prestigieuses telle que Balmain fasse confiance aux jeunes. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé les deux dernières collections d’Olivier Rousteing. Les grands couturiers actuels ne sont pas éternels, ils seront remplacés par les nouveaux talents comme Mabille ou Simoëns et il faut des clientes comme moi pour les encourager ».

G&P : Que pensez-vous du retour de John Galliano chez Margiela ?

Mouna Ayoub : « J’ai assisté au tout premier défilé de Galliano. Aujourd’hui sa dernière collection me laisse perplexe. J’avoue ne pas avoir très bien compris cette collection. Mise à part dans les manteaux magnifiques, je n’ai pas retrouvé Galliano dans les créations. Le début de la collection, était décevant ».

Mouna Ayoub face à une création Haute Couture John Galliano qu'elle va vendre aux enchèresG&P : Le créateur qui ne vous déçoit jamais ?

Mouna Ayoub : « Karl Lagerfeld ».

G&P : Celui qui vous surprend toujours ?

Mouna Ayoub : « Jean-Paul Gaultier ».

G&P : Celui que vous regrettez ?

Mouna Ayoub : « Yves Saint Laurent, je l’admirais ».

G&P : Le créateur des créateurs ?

Mouna Ayoub : « Sans aucun doute, John Galliano était mon créateur fétiche lorsqu’il travaillait chez Dior ».

G&P : Versace de nos jours, vous en pensez quoi ?

Mouna Ayoub : « Aujourd’hui, ils se sont concentrés sur une seule génération de clientes, que je ne citerai pas. C’est dommage ».

G&P : Valentino est toujours dans la course…

Mouna Ayoub : « Est-ce vraiment lui qui dessine aujourd’hui? Moi c’est le créateur qui m’intéresse et non sa griffe ».

G&P : Vous êtes d’origine libanaise, que pensez-vous des créateurs libanais qui ont le vent en poupe sur les tapis rouges hollywoodiens ?

Mouna Ayoub : « Il y a de belles choses mais bien trop de broderies. Ils habillent les princesses arabes mais tout le monde n’est pas une princesse des mille et une nuits. Nous aimons la coupe, la taille, le tafta, la soie, nous voulons voir le tissu au sens noble du terme, et non un tissu recouvert de paillettes. On ne peut pas supporter une collection entièrement brodée. Je ne suis pas venue voir une collection Swarovski (rires). La haute-couture ce n’est pas de la broderie, c’est une coupe, une silhouette, et je le répète, un tissu. J’irai quand même voir Elie Saab cette saison et on verra bien… ».

G&P : La Haute-Couture d’aujourd’hui plus forte que celle de demain ?

Mouna Ayoub : « Ce qui m’inquiète c’est que les petites mains vieillissent. Chanel est l’une des rares maisons à les renouveler, à en former de nouvelles. Je crains qu’il n’y ait pas de renouvellement des petites mains. Le travail des petites mains est plus important que les créations elles-mêmes. C’est grâce à elles qu’un vêtement ne va pas vieillir rapidement. Aujourd’hui il doit me rester environ 1500 pièces haute-couture et je continue d’acheter car je suis une collectionneuse, une collectionneuse de créations de qualité, de créations faites par ces petites mains ».

Mouna Ayoub face au sac vert CHANEL conçu par les ateliers d'art de France.

Vente aux enchères de 3000 pièces de la garde-robe personnelle de Mouna Ayoub, du 30 janvier au 2 février 2015 inclus à l’hôtel des ventes Cornette de Saint Cyr, 6 avenue Hoche, Paris 8ème.

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Mouna Ayoub met ses trésors aux enchères

Que les fashionistas marquent ces dates d’une pierre blanche! Du 30 janvier au 2 février 2015, la célèbre acheteuse et collectionneuse Mouna Ayoub mettra en vente et aux enchères 3000 pièces de sa garde-robe personnelle. Une vente d’exception ouverte au public qui se déroulera dans l’enceinte de l’hôtel des ventes Cornette de Saint Cyr dans le 8ème arrondissement.

 Collection Haute Couture Mouna AyoubMouna Ayoub, femme d’affaires hors pair, connue pour son goût du luxe et de la Haute Couture a décidé de se séparer d’une partie de son incroyable collection. 3000 pièces créées entre 1985 et 2011, réparties en 2000 lots, regroupant les plus grands designers des 30 dernières années, de John Galliano à Gianni Versace en passant par Karl Lagerfeld, Roberto Cavalli, Gucci, Valentino ou encore Azzedine Alaïa.

Le catalogue de la vente présente une collection très diversifiée, on y retrouve aussi bien des chaussures, des fourrures, de la maroquinerie de luxe que des bijoux fantaisie. Ainsi, chaque femme qui affectionne un tantinet la mode saura trouver son bonheur dans cette vente aux enchères aux plus de 1001 merveilles. Collection de chaussures Mouna Ayoub

On dit souvent que la mode est un éternel recommencement, mais en 2015   , avec ce qui se fait de nos jours, certaines pièces ont assez mal vieillies. Cela dit, d’autres créations restent intemporelles et seront ravir nos yeux comme nos petites bourses. Car en effet, les 3000 pièces seront mises en vente sur une fourchette tarifaire allant de 40 à 30 000 euros, et avec un peu de chance chacune repartira avec son précieux sésame.

Si Mouna Ayoub cède tous ces objets, ce n’est pas par nécessité vous l’aurez deviné, mais bel et bien par élan de générosité.

« Il y a des choses dans la vie bien plus importantes que des vêtements, des objets ou des accessoires » nous confie-t-elle. « J’aime faire des actions pour les autres. Je suis généreuse et j’essaye à mon niveau d’aider  la mode et le cinéma. Olivier Gabet m’avait parlé d’un projet autour d’une exposition intitulée ‘déboutonner la mode’ et il lui manquait des fonds pour le réaliser. Je me suis portée mécène et je lui en ai trouvé une autre. Ensemble on a pu envisager de rendre possible ce projet. A l’issue de cette vente, 100.000 euros seront reversés au musée des arts décoratifs pour cette exposition. Et 100.000 euros supplémentaires seront reversés à la Cinéfondation, créée en 1998 par Gilles Jacob, pour soutenir la recherche de nouveaux talents. Je ne pouvais pas être infidèle au cinéma, j’adore Gilles Jacob ». Le but de cette vente aux enchères est donc de venir en aide au monde artistique, lequel ne pourrait davantage évoluer sans de telles initiatives.

 En attendant le jour J, si vous souhaitez avec un aperçu de la garde-robe fabuleuse de Mouna Ayoub, six jours d’expositions ouvertes au public sont organisés durant la semaine de la mode à Paris (du 24 au 29 janvier 2015 inclus) au sein l’hôtel des ventes Cornette de Saint Cyr.

Fashion Mix : Mode d’ici, créateurs d’ailleurs

« Savoir-faire français », « made in France », ces notions validées par acheteuses et autres professionnels de la mode international, résonnent dans nos oreilles depuis le XIXème siècle. Or, cette mode française est souvent conçue par des créateurs étrangers et il fallait leur rendre hommage. C’est ce que le musée de l’histoire de l’immigration à Paris a décidé de mettre en place autour de 120 modèles d’hier et d’aujourd’hui exposés dans son enceinte du 9 décembre 2014 au 31 mai 2015.

Fashion Mix : Mode d'ici créateurs d'ailleursLes créations signées Chanel par Karl Lagerfeld, Elsa Schiaparelli, Kenzo, Balenciaga, Paco Rabanne, Valentino, Azzedine Alaïa, ou encore Givenchy par Riccardo Tisci, sont présentes sur le podium de l’exposition « Fashion mix » et nous émerveillent de leur originalité. A ces pièces exceptionnelles s’ajoutent 150 documents d’archives (tableaux, documents administratifs, lettres, coupures de presse, carnets de notes…) qui illustrent l’histoire de ces créateurs venus d’ailleurs et à l’imagination débordante, qui ont marqué l’histoire de la mode à jamais.

Alexandre Samson, assistant d’Olivier Saillard, commissaire général de l’exposition et directeur du Palais Galliera, nous raconte le parcours des designers, depuis leur arrivée à Paris à leur apogée dans le monde de la mode. Certains quittaient leur pays pour des raisons politiques, d’autres se devaient juste de présenter leur travail dans la ville « Haute couture ».

Mais le succès de certains ne s’est pas fait sans obstacles. On apprend que la racisme en France n’a pas épargné le secteur de la mode et des créateurs en ont fait les frais. Quand les créations de Kenzo se voient critiquées dans les pages du Figaro avec des titres comme « Nippés par les nippons ! », Azzedine Alaïa se fait littéralement virer de chez Christian Dior car il est d’origine tunisienne à Paris en pleine période de la guerre d’Algérie.

Heureusement les mentalités ont évolué et Paris est aujourd’hui la seule ville au monde à accueillir autant de créateurs étrangers, lesquels contribuent à son rayonnement planétaire.

«Fashion Mix. Mode d’ici, créateurs d’ailleurs », au musée de l’histoire de l’immigration, avenue Daumesnil, 75012 Paris. Jusqu’au 31 mai 2015.

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